
Un général de division des forces de l’est libyen a été tué lundi 10 août 2026 dans un attentat à la bombe à Benghazi. Fawzi Al-Mansouri, responsable du renseignement militaire pour la zone est du pays, a été tué par un engin explosif fixé sur son véhicule dans le quartier d’al-Hawari. L’information a été confirmée par des sources sécuritaires libyennes.
En Libye, c’est une perte immense que vient d’enregistrer le général Haftar avec mort de Fawzi Al-Mansouri. Ce responsable du renseignement militaire pour la zone Est du pays, a été tué par un engin explosif fixé. L’homme est mort à la suite d’un attentat à la bombe à Benghazi. Fawzi Al-Mansouri venait de quitter la mosquée de Sayyida Aisha, située dans le quartier al-Hawari de Benghazi, où il résidait, après la prière du soir, lorsque l’engin explosif fixé sur son véhicule a été déclenché.
Un attentat à la sortie de la prière du soir
Des photos montrant sa dépouille brûlée à côté de son véhicule ont circulé sur les réseaux sociaux dans les heures suivant l’attentat. Les sources sécuritaires qui ont confirmé l’assassinat n’ont fourni aucun détail sur l’identité des responsables de cet acte. Aucune organisation ou groupe n’a revendiqué l’attentat dans l’immédiat.
Dans un communiqué officiel, le commandement général de l’Armée nationale libyenne (ANL) a indiqué que la méthode utilisée dans cet assassinat présente des similitudes avec celle employée avant 2014 par des groupes terroristes à Benghazi pour cibler des officiers de l’ANL.
Premier assassinat ciblé contre un officier de l’Armée
Le communiqué laisse ainsi entendre que des islamistes extrémistes pourraient être impliqués dans cet acte. Toutefois, le général Mansouri était en charge de plusieurs dossiers sensibles et aurait eu à ce titre plusieurs adversaires. Les sources sécuritaires n’ont pas précisé la piste privilégiée par les enquêteurs. Cet attentat constitue le premier assassinat ciblé contre un officier de l’Armée nationale libyenne ou des forces sécuritaires à Benghazi depuis 2014.
La famille Haftar, qui contrôle l’Est du pays, met régulièrement en avant le bilan sécuritaire de la région placée sous son autorité. L’agence Reuters a indiqué que le mode opératoire de cet attentat est caractéristique des règlements de comptes visant les cadres militaires libyens. il a insisté sur la violence ciblée contre les officiers de haut rang dans le pays.
Une série d’assassinats de chefs militaires en Libye
Cet assassinat s’inscrit dans un contexte de violence récurrente contre des figures militaires en Libye. Plusieurs chefs militaires et chefs de milices ont été tués ces derniers mois, principalement à Tripoli et dans l’ouest du pays. Les résultats des enquêtes ouvertes à la suite de ces assassinats n’ont jamais été communiqués à l’opinion publique.
La mort de Fawzi Al-Mansouri marque ainsi une rupture dans la relative stabilité sécuritaire affichée par les autorités de l’est libyen à Benghazi. La ville, qui fut pendant plusieurs années un foyer de violences entre l’ANL et divers groupes armés, avait connu une accalmie significative depuis la consolidation du contrôle de l’Armée nationale libyenne sur la région.
Aucun responsable identifié, enquête en cours
Aucun groupe n’a revendiqué l’attentat et aucun suspect n’a été officiellement désigné par les autorités libyennes. Les sources sécuritaires ayant confirmé la mort du général Al-Mansouri n’ont pas précisé l’état d’avancement des investigations ni les pistes retenues par les enquêteurs.
Fawzi Al-Mansouri occupait un poste stratégique à la tête du renseignement militaire pour la zone est de la Libye, une fonction qui le plaçait au cœur de nombreux dossiers sensibles dans une région où règnent des tensions politiques et sécuritaires.




