Libye : un Britannique et une Néo-Zélandaise abattus

Les corps d’un Britannique et d’une Néo-zélandaise ont été découverts jeudi dans la localité libyenne de Mellitah, au sud-ouest de la capitale Tripoli.

Nouvelle macabre découverte près de Tripoli, la capitale libyenne. Les corps d’un Britannique et d’une Néo-Zélandaise portant des impacts de balles ont été découverts jeudi dans la ville libyenne de Mellitah, au sud-ouest de la capitale Tripoli, a indiqué à l’AFP une source de sécurité, précisant que les cadavres ont été découverts en fin d’après-midi sur la plage de Mellitah par une patrouille de militaires. Les corps des deux victimes ont été transférés à Tripoli. Pour le moment les circonstances de leur mort ne sont pas élucidées.

De son côté, le ministère britannique des Affaires étrangères a confirmé ce vendredi la mort d’un de ses ressortissant. « Nous avons connaissance de la mort tragique d’un ressortissant britannique en Libye et nous nous tenons prêts à apporter une assistance consulaire », a indiqué un porte-parole du Foreign Office. La région de Mellitah, où sont tombés les deux victimes, est stratégique car elle abrite un complexe gazier géré par Mellitah Oil and Gas, une société mixte détenue à parts égales par le groupe italien ENI et la Compagnie nationale pétrolière de Libye (NOC). Il fournit l’Italie en gaz via le gazoduc Greenstream.

De plus en plus de ressortissants occidentaux sont pris pour cible en Libye. La dernière attaque en date remonte à début décembre, lorsqu’un enseignant américain à l’Ecole internationale de Benghazi a été tué.
Les Libyens sont aussi quotidiennement confrontés à la violence. Le rythme des attaques contre des militaires et des policiers libyens s’est également accéléré dans la région orientale du pays et à Benghazi,d’où est parti le soulèvement contre Mouamar Kadhafi.

Depuis la chute de Mouammer Kadhafi, la Libye peine à retrouver ses marques. La circulation des armes est toujours de mise et les autorités sont dépassées par la situation sécuritaire tendue dont elles n’arrivent toujours pas à faire face.