Libye : reprise des négociations sous la menace de sanctions de l’ONU

Les négociations entre les différentes parties libyennes ont repris, ce lundi, dans la capitale algérienne, Alger, sous l’égide de l’ONU. Le Conseil de sécurité de l’organisation a menacé de sanctions les belligérants qui feraient obstacle au processus de paix.

Alors que la capitale libyenne a de nouveau été frappée par des attentats, ce week-end, à l’encontre des ambassades marocaine et coréenne, les négociations inter-libyennes ont repris, ce lundi, à Alger. L’Organisation des Nations Unies (ONU) qui supervise ces discussions a menacé de sanctions ceux qui iraient à l’encontre du processus de paix.

Les différentes factions libyennes étaient de nouveau réuni à Alger, sous la médiation de l’Algérie, pour trouver une issue pacifique à la guerre civile qui secoue le pays depuis l’assassinat de Mouammar Kadhafi, en 2011. Le Conseil de sécurité onusien a accentué sa pression sur les protagonistes, lundi, en faisant valoir la sanction à l’encontre de « ceux qui menacent la paix, la stabilité et la sécurité de la Libye ou qui font obstacle à la transition politique ».

Le Maroc en concurrence avec l’Algérie

Alors que l’envoyé spécial de l’ONU, Bernardino Leon, a indiqué qu’une solution politique à la crise était « proche », les Etats-Unis et cinq autres pays européens (la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne) ont signé un communiqué commun pour appeler à un cessez-le-feu immédiat. « Nous exhortons tous les participants au dialogue à négocier de bonne foi et à saisir cette opportunité pour finaliser les accords visant à la formation d’un gouvernement d’unité nationale, et à prendre les mesures pour un cessez-le-feu sans condition », précise le texte, selon APS.

Le Maroc tentera à son tour d’obtenir un accord de paix en Libye, le 15 avril prochain. Le pays accueillera les représentants des parlements rivaux, celui de Tripoli et celui de Tobrouk reconnu par la communauté internationale. Un nouveau round de négociations qui a débuté parallèlement à celui d’Alger, il y a trois mois de cela, va s’ouvrir. Le royaume est en concurrence avec l’Algérie pour obtenir le rôle de médiateur dans la crise libyenne. Bernardino Leon sera une nouvelle fois chargé de superviser les discussions.