Libye : mais quel est donc ce « lourd secret » qui menace Sarkozy ?

Après que Nicolas Sarkozy a reconnu le Conseil National libyen comme seul interlocuteur légitime en Libye, le gouvernement libyen a réagi en affirmant qu’il s’apprêtait à révéler un grave secret qui pourrait entrainer « la chute de Sarkozy ». A quoi doit-on s’attendre ?

Le gouvernement libyen serait-il contrarié ? Jeudi matin, Nicolas Sarkozy, le président français, recevait à l’Elysée des représentants du Conseil National libyen, l’organe politique auto-constitué de la contestation. L’entretien a donné lieu à deux mesures importantes. Premièrement, la France reconnaîtra désormais le Conseil National comme seul interlocuteur légitime. Deuxièmement, Paris et Benghazi – capitale de la contestation libyenne – échangeront des ambassadeurs. Par cette entrevue, Nicolas Sarkozy devient le premier chef d’Etat de l’Union européenne à avoir rencontré les représentants de l’opposition libyenne, à la veille du conseil européen extraordinaire prévu à Bruxelles sur le sujet.
La réponse de Tripoli ne s’est pas fait attendre. Sans doute fâché d’avoir perdu un « ami » et soutien, le clan Kadhafi a fait savoir, par la voie de la télévision officielle, qu’il « détenait un lourd secret en lien avec le financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy et susceptible d’entrainer sa chute ». Coup de bluff ou réelle pression ? En moins d’une heure, ce jeu de Poker menteur a provoqué l’excitation des internautes.

Suppositions des internautes

Les internautes font preuve d’une grande imagination sur le site de micro-blogging Twitter. Parmi les centaines de messages recensés en utilisant le mot clé #kadhafisecret, on apprendrait en vrac que « Nicolas Sarkozy est en réalité un sans papier Hongrois » ou bien qu’il « est arabe, son vrai nom est Sakr el Kourzi, de la ville de Korza, au sud de Tripoli« . Un internaute croît savoir que le président français est « le fils caché de Kadhafi » et qu’il vient d’envoyer au Guide libyen le SMS suivant, « Mouammar, si tu dis rien, j’annule tout« . Un autre internaute bien informé nous explique que « Sarkozy a vendu la France à la Libye pour financer sa campagne de 2012« . Les suppositions ne manquent pas, chacune moins sérieuse que la précédente. Seul un micro-message se dégage de l’ire collective et touche de près les financements politiques : « Et si cela avait un rapport avec les attentats de Karachi ? ».
Si le gouvernement libyen est contrarié, le président français va peut-être le regretter.