Libye : Mahmoud Jibril, promis au poste de Premier ministre ?

Le Congrès général national, la nouvelle Assemblée nationale, auditionne ce lundi et mardi les huit candidats au poste de Premier ministre de la Libye, dont fait partie Mahmoud Jibril, chef de file de l’Alliance des forces nationales (AFN) qui a remporté les législatives du 7 juillet. Bien que favori, l’ex-Premier ministre devra devancer deux candidats redoutables : le vice-Premier ministre Moustapha Abou Chagour et le chef du gouvernement de transition Abdelrahim al-Kib.

Le mercredi 12 au plus-tard le jeudi 13 septembre, Mahmoud Jibril sera fixé sur son sort. Le chef de file de l’Alliance des forces nationales (AFN), qui a remporté les législatives du 7 juillet raflant 39 sièges contre 17 pour le parti Justice et Construction (PJC) affilié aux Frères musulmans, est candidat au poste de Premier ministre. Mais la partie s’annonce difficile. Deux autres candidats ont leur carte à jouer, le vice-Premier ministre Moustapha Abou Chagour et le chef du gouvernement de transition Abdelrahim al-Kib.

Au total, le Congrès général national, la nouvelle Assemblée nationale, reçoit ce lundi et mardi huit candidats au poste de Premier ministre. Ces derniers devront s’adonner à un grand oral « de quarante-cinq minutes pour exposer leur programme avant de répondre aux questions des deux cents députés », indique RFI. Avant d’exposer leurs arguments, tous les postulants doivent répondre à deux exigences strictes : obtenir le soutien d’au moins 15 députés de l’Assemblée nationale d’une part, et être marié à une femme de nationalité libyenne.

L’élection n’est pas jouée à l’avance

Mahmoud Jibril est annoncé favori, mais rien n’est fait. Bien que son parti, l’AFN ait gagné les législatives, les indépendants sont majoritaires dans la nouvelle Assemblée nationale, disposant de pas moins de 120 sièges sur les 200 que compte l’assemblée.

L’ex-chef exécutif du Conseil national de transition (CNT) le sait très bien d’où le lobbying mis en place par son parti pour convaincre ces députés indépendants n’appartenant ni à l’AFN ni au PJC. « L’équipe de l’Alliance des forces nationales a été très active ces dernières semaines dans les couloirs de l’Assemblée », notent les observateurs, rapporte RFI.

Manifestement, Mahmoud Jibril n’est pas Premier ministre avant même la décision du Congrès général national. A l’instar du vice-Premier ministre Moustapha Abou Chagour et du chef du gouvernement de transition Abdelrahim al-Kib, il devra lui aussi défendre corps et âme sa candidature. Verdict, ce mercredi 12 ou jeudi 13 septembre.

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