Libye : le gouvernement sonné par l’assassinat du vice-ministre de l’Industrie

Le gouvernement est de plus en plus dépassé par l’insécurité qui règne en Libye. L’assassinat du vice-ministre de l’Industrie samedi révèle à nouveau son impuissance pour rétablir l’ordre. Sans compter que dans le sud du pays de sanglants affrontements tribaux font rage entre les Toubous et les Oueleds slimanes.

Les autorités libyennes sont de plus en plus dépassées par les troubles qui minent le pays. L’assassinat samedi du vice-ministre de l’Industrie Hassan al-Droui dans sa ville natale de Syrte par des inconnus montre à nouveau à quel point le gouvernement est impuissant et démuni face à l’insécurité galopante dans le pays.

Le gouvernement a tenu a sauvé la face, dénonçant dans un communiqué un « acte criminel lâche », affirmant qu’il « n’épargnerait aucun effort pour poursuivre et juger les auteurs de cet assassinat ». Selon une source au sein des services de sécurité, le responsable libyen a été tué « dans la nuit de samedi à dimanche alors qu’il effectuait une visite dans sa ville natale de Syrte. Des inconnus armés ont tiré des rafales de balles sur M. Droui ».

Sans compter que dans le sud de la Libye, à Sebha, des affrontements tribaux font rage entre les Toubous, noirs autochtone, et la tribu arabe des Oueleds slimane. Les combats auraient fait au moins 27 morts. Ces hostilités sur fond de rivalité sont récurrents dans cette zone où les autorités n’ont aucun contrôle.