Libye : le gouvernement lance des raids aériens près de Tripoli

Les forces loyales du gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale et dirigé par le général Khalifa Haftar, ont bombardé, ce mercredi, un camp militaire contrôlé par la coalition Fajr Libya, situé à Tajoura, à 10 km à l’est de la capitale, Tripoli.

Cette opération intervient au moment où des appels se multiplient pour un cessez-le-feu visant à favoriser le dialogue sous l’égide de l’ONU. Selon l’agence de presse libyenne loyale au gouvernement de Tripoli, les bombardements n’ont fait aucune victime.

Ces raids s’inscrivent « dans une campagne contre le terrorisme », a précisé un porte-parole des forces armées du gouvernement du Premier ministre Abdallah Al-Thinni, retranché dans l’est de la Libye.

Fin mars, le gouvernement reconnu par la communauté internationale a annoncé une offensive pour libérer Tripoli, tombée aux mains de Fajr Libya, en août, et mène depuis des raids contre des positions de cette coalition de milices, notamment dans la région d’Al-Aziziya, près de Tripoli.

L’émissaire de l’ONU, Bernardino Leon, a dénoncé ces frappes. Il s’est exprimé lors d’un point de presse à l’occasion de la reprise du dialogue entre Parlements rivaux à Skhirat, au Maroc, visant à trouver une solution politique à la crise en Libye, en plein chaos, quatre ans après la révolution ayant conduit à la mort de Mouammar Kadhafi.

Le diplomate a condamné ces attaques. « Nous avons enregistré des messages négatifs contre ce dialogue, mais jamais nous n’avions vu des frappes aériennes au moment où une délégation décollait pour venir participer à ces discussions », a-t-il déploré, dans un communiqué diffusé par l’ONU.