Libye : l’UA condamne la remise en cause de l’Etat

La présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a indiqué suivre avec consternation l’évolution de la situation en Libye, marquée par la poursuite et l’aggravation des affrontements armés entre milices et groupes armés, notamment à Benghazi et à Tripoli. Elle a condamné fermement, ce jeudi, ces actes de violence.

La présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a indiqué suivre avec consternation l’évolution de la situation en Libye, marquée par la poursuite et l’aggravation des affrontements armés entre milices et groupes armés, notamment à Benghazi et à Tripoli. Elle a condamné fermement, ce jeudi, dans un communiqué, ces actes de violence, qui se traduisent par de nombreuses pertes en vies humaines et des destructions massives de biens et d’infrastructures.

La présidente de la Commission a souligné que la situation actuelle, si elle n’est pas rapidement contenue et réglée, risque de remettre irrémédiablement en cause la cohésion de la société libyenne et l’existence même de l’État, avec des conséquences particulièrement graves pour la sécurité et la stabilité régionales. Dans ce contexte, elle a réitéré l’appel pressant de l’UA aux parties prenantes libyennes pour qu’elles mettent un terme immédiat à la spirale actuelle de violence et œuvrent à la réalisation de l’aspiration du peuple libyen à la démocratie.

Soutien au gouvernement

L’UA a renouvelé son soutien total aux efforts que déploie le gouvernement intérimaire et à toutes les autres initiatives de bonne volonté visant à parvenir à une cessation durable des hostilités entre les belligérants et à engager un dialogue inclusif pour relancer la transition en Libye et en faciliter l’aboutissement.

La présidente de la Commission félicite les pays de la région pour leur engagement et détermination à aider la Libye à surmonter les graves défis auxquels elle est confrontée. Elle note avec satisfaction la Déclaration finale de la réunion ministérielle des pays limitrophes de la Libye tenue à Hammamet, en Tunisie, du 13 au 14 juillet 2014. La présidente de la Commission exhorte les partenaires internationaux de l’Afrique, y compris les Nations Unies, à soutenir pleinement les efforts de la région, qui subit le plus l’impact de la crise libyenne et dont la connaissance approfondie de la situation en fait un acteur à même d’aider efficacement à l’émergence d’une solution consensuelle.

Communiqué de l’African Press Organization (APO)