Libye : l’EI récidive et attaque des installations pétrolières

Des membres présumés de l’organisation armée de l’Etat islamique (EI) ont de nouveau attaqué jeudi soir des installations du champ pétrolifère de Fida, a annoncé ce lundi le responsable de la compagnie pétrolière libyenne National Oil Corporation (NOC).

Le pétrole de Libye toujours dans le collimateur de l’organisation de l’Etat islamique (EI). Des membres présumés de l’EI ont attaqué jeudi soir ou vendredi des installations du champ pétrolifère de Fida, au sud-ouest des terminaux pétroliers d’Es Sider et de Ras Lanouf, où des membres de l’organisation ont déjà lancé plusieurs attaques et même provoqué des incendies au mois de janvier.

L’information a été donnée ce lundi par le responsable de la compagnie pétrolière libyenne National Oil Corporation (NOC). D’après lui, le commando avait incendié un réservoir et en avait endommagé un autre lors de cette attaque. A ce jour, la production totale du pétrole en Libye est actuellement entre 360 000 et 370 000 barils par jour, soit moins d’un quart des 1,6 million que produisait le pays avant l’intervention de l’OTAN qui a provoqué la chute de Mouammar Kadhafi.

Les Occidentaux craignent que l’EI ne fasse de la Libye son nouveau sanctuaire. Il faut dire que l’organisation armée, qui contrôle des pans de territoires en Irak et en Syrie, continue d’enraciner ses tentacules en Libye. Elle s’est déjà emparée de la ville de Syrte, qui est totalement sous son contrôle. Elle a profité du chaos ambiant qui règne dans le pays, depuis la chute de l’ancien leader libyen Mouammar Kadhafi, pour y installer ses bases.

De son côté Washington a déjà commencé à agir. Plus de 40 personnes ont été tuées ce vendredi dernier dans un raid mené par l’aviation américaine contre une maison près de la capitale libyenne Tripoli, où étaient rassemblés des membres présumés de l’Etat islamique (EI), selon le New York Times. Selon le journal américain, la maison visée à l’aube dans la localité de Sabrata, à 70 km à l’ouest de Tripoli, a été entièrement détruite, en précisant que « la grande majorité des morts étaient des Tunisiens qui étaient probablement des membres de l’EI ».