Libye : Ali Zeidan, nouveau chef du gouvernement

L’ancien diplomate et opposant de Mouammar Kadhafi a été élu Premier ministre du pays ce dimanche 14 octobre. Il a d’emblée annoncé ses priorités pour tenter de sortir la Libye de la crise.

L’ancien Premier ministre, Moustapha Abou Chagour, tout juste élu n’aura finalement pas fait long feu. Il a été remercié le 7 octobre dernier par l’Assemblée nationale libyenne avant même de prendre ses fonctions, les parlementaires libyens ayant rejeté la composition d’un nouveau gouvernement. Une décision qui fait donc l’affaire d’Ali Zeidan, le tout nouveau patron du gouvernement libyen, élu avec 93 voix contre 85. Une satisfaction pour l’ancien diplomate en poste, dans les années 70, sous le régime de Mouammar Kadhafi. Un poste qu’il quittera au début des années 80 pour s’exiler et rejoindre l’opposition rassemblée au sein du Front national du salut libyen (le FNLS) avant de se consacrer à la défense des droits de l’Homme en Libye.

Un rôle majeur dans la chute de Kadhafi

Dès 2011, peu de temps après le début de la révolte contre le colonel Mouammar Kadhafi, Ali Zeidan œuvre pour faire reconnaître le Conseil National de transition libyen (CNT) en France et en Europe. Son action aura grandement contribué à ce que les occidentaux reconnaissent le CNT comme bras politique de la rébellion. Un travail qui trouvera son aboutissement à travers l’intervention des occidentaux pour protéger les populations civiles et affaiblir le pouvoir de Mouammar Kadhafi précipitant ainsi la chute du guide libyen.

Remettre le pays à flot

En tant que nouveau Premier ministre, Ali Zeidan devra s’atteler à répondre aux nombreuses attentes du peuple libyen. Il devra remettre à flot un pays sortant de plusieurs décennies de dictature, et affaibli par la guerre. Il vient d’ailleurs d’annoncer toute une série de mesures pour sortir la Libye de l’ornière : la formation d’un gouvernement d’urgence, la mise en place d’une armée et d’une police. Il a également promis d’impulser une politique de réconciliation nationale, alors que le pays risque de plonger dans la guerre civile, avec l’accentuation des tensions entre tribus rivales.