Liberté provisoire pour Oumou Sy

La styliste sénégalaise Oumou Sy, impliquée dans l’histoire des  » 100 mannequins  » à destination de la Libye, vient de bénéficier de la liberté provisoire après un mois passé en prison. Mais l’affaire n’est pas close.

Oumou Sy vient de quitter sa cellule. Mardi, la célèbre styliste sénégalaise a quitté la Maison d’arrêt pour femmes de Liberté VI à Dakar, qu’elle avait intégrée le 31 août dernier suite à l’histoire des  » 100 mannequins « .Une sortie émouvante ou les larmes l’ont disputé à l’amertume. Amaigrie par sa détention, Oumou Sy clame devant un parterre de journalistes curieux et de fans venus l’accueillir et la soutenir :  » Photographiez-moi. Je suis fâchée et attristée. Tous mes enfants pleurent !  »

Quant à ses avocats, Mes Aïssata Tall Fall, Massokhna Kane et Dior Diagne Mbaye, ils ne peuvent que se réjouir.  » Je dois dire que pour les avocats que nous sommes, il s’agit d’un grand jour. Nous sommes très contents et heureux que le juge d’instruction ait accédé à notre demande de liberté provisoire. Nous espérons que la justice sortira grandie de cette affaire « , déclare Me Sall à la presse.

Repartir au combat

C’est à l’issue d’un entretien entre le juge et la styliste, lundi, que la mise en liberté provisoire a été décidée. Me Dior Diagne raconte :  » Lors de cet entretien, qui est loin d’être une audition, le juge a eu une démarche spectaculaire. Il a fait une déclaration émouvante. Il ne doutait pas, depuis le début, de l’innocence de ma cliente. Mais c’était à la justice de donner une suite à l’affaire. Nous avons toujours clamé l’innocence d’Oumou Sy.  »

Pourtant, l’affaire est loin d’être close et Oumou Sy est toujours présumée coupable de complicité de proxénétisme.  » Nous repartons au combat. Nous allons nous atteler à obtenir un non-lieu ou à démontrer, en cas de procès, de façon éclatante l’innocence d’Oumou Sy « , explique Me Sall. Quant aux jumelles Campbell, principales organisatrices du voyage des mannequins vers la Libye, elles sont encore incarcérées, attendant elles aussi de bénéficier d’une liberté provisoire.