Les Verts exigent deux enquêtes parlementaires sur la Françafrique

Les écologistes français ont annoncé qu’ils demanderaient la réunion de deux commissions d’enquête parlementaires. L’une sur les ventes d’armes. L’autre, sur les politiques africaines menées par les précédents régimes depuis la décolonisation.

Les Verts ont exigé, mercredi soir, la tenue de deux enquêtes parlementaires sur la politique française en Afrique, au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue à l’Assemblée nationale.  » La première tentera de faire la lumière sur les ventes d’armes en Afrique. La deuxième, plus vaste, concernera les politiques africaines menées par la France ces dernières décennies « , a annoncé Marie-Hélène Aubert (députée, membre de la commission des Affaires étrangères)

Contre l’Omerta

A la veille au soir du sommet de Yaoundé, Marie-Hélène Aubert et Noël Mamère (député, porte-parole des députés Verts à l’Assemblée nationale) n’ont pas craint de se démarquer de la majorité plurielle, au pouvoir en France. Réservant toutefois les attaques les plus violentes au président Jacques Chirac.

 » La politique française en Afrique reste le domaine réservé de l’Elysée, avec les dérives qu’on connaît. Plus proche du banditisme que d’une politique étrangère transparente et contrôlée par le peuple français », a déclaré Noël Mamère.

 » Nous regrettons que la majorité plurielle peine à tourner la lourde page de la Françafrique. On ne doit plus accepter l’Omerta », a renchérit pour sa part, l’élue de la commission des Affaires étrangères.

Interrogée par Afrik sur la nouvelle politique africaine esquissée par le ministre de la Coopération, Charles Josselin, tendant à faire de la France (et des réseaux françafricains ? ) le coeur d’une  » Europafrique « , Marie-Hélène Aubert a déclaré : « C’est la grande tendance de Bruxelles que de confier aux grandes capitales le soin de gérer, dans leur zone réservée, la coopération communautaire. Il nous faut développer les coordinations de vigilance et de contrôle en Europe et notamment en Belgique. Car ces perspectives nous inquiètent énormément « .