Les rites africains tout en images

John C. McCall a créé un site d’archives photographiques dépeignant l’ethnographie du sud-est du Nigeria. La collection met en valeur la culture des ethnies d’Ibibio, d’Igbo, d’Ijo et d’Ogoni.

John C. McCall réunit dans un site quelques archives photographiques de l’anthropologue américain G.I Jones. Ces photographies exposent l’art et la culture des ethnies Igbo et celles d’Ijo, d’Ogoni et d’Ibibio. Toutes les photographies ont été prises dans les années 1930 par G.I Jones, du département d’Anthropologie Sociale de l’université de Cambridge. G.I Jones a mis en boîte des images noires et blanches là où ses recherches l’ont conduit. Les images sont classées par ethnies et décrivent les fêtes folkloriques, les habitations et mettent en exergue les objets rituels, les masques…

Retour aux années 30

Un tambour sur un trépied. Le tout est posé sur une natte, avec comme arrière plan, un fond flou où l’on devine que des autochtones dansent. Des séries de photographies prises sous différents angles montrent un personnage déguisé à l’occasion d’une fête traditionnelle. Des individus en arc de cercle autour de lui applaudissent pour l’encourager. G.I Jones leurs a donné comme titre les défilés Ikem. De petites notes qu’a écrite Jones lors de ses voyages accompagnent toutes les images, proposées sur le site.

Les photographies sont uniques par leur qualité et par la signification culturelle et historique des années 30 au Nigeria. Elles sont une mine d’informations sur les coutumes africaines pour les spécialistes et les amateurs. Le visiteur peut obtenir des informations complémentaires sur les ethnies nigérianes en consultant la bibliographie et la liste de liens. Le but du site est d’utiliser Internet pour diffuser ces photographies extraordinaires au monde entier.

Ces archives ne sont qu’un échantillon de sa collection, les autres photographies sont au domicile de sa femme.  » Les photographies sont chez la veuve de Jones, Ursule Jones, qui m’a demandé si je pouvais les faire connaître au monde universitaire. Un site Internet semblait la solution parfaite « , commente John C. McCall, lui-même professeur d’anthropologie à l’université de l’Illinois. Le site a été mis en ligne en 1996 par ce professeur, avec la coopération d’Ursule Jones.