Les réactions à l’élection de Jean Ping comme président de la Commission de l’UA


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Le ministre des Affaires étrangères du Gabon, Jean Ping, a été élu, vendredi à Addis- Abeba, président de la Commission de l’Union africaine par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement.

« Jean Ping a été élu au premier tour, avec 31 voix sur 46 votants. C’est un grand plaisir pour nous », a confié à la PANA le chef de l’Etat gabonais Omar Bongo qui a ajouté : « j’étais confiant en venant, car si je savais qu’il ne serait élu, je ne l’aurais pas présenté »!

Le président sénégalais, Me Abdoulaye Wade, s’est aussi montré satisfait de l’élection de Jean Ping. « Mon candidat a été élu et je suis satisfait », a-t-il lancé à l’intention de la presse.

Le même sentiment de satisfaction a été exprimé par le Premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté.

« Jean Ping est un homme de grande valeur et de très grande compétence qui a montré sa capacité en Afrique, dans son pays et aux Nations unies où il a présidé l’Assemblée générale », a-t-il souligné.

Sur un autre registre, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, s’est dit ravi de la décision prise par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement d’organiser samedi, une réunion à huis clos sur les Comores, le Tchad et le Kenya.

« J’ai fait cette proposition au nom du Sénégal et elle a été retenue. Les chefs d’Etat, à l’exclusion de toute autre personne, vont regarder ces problèmes en face et trouver des solutions », a- t-il souligné.

Le Premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté, s’est en revanche, déclaré déçu par le sommet. « Les résultats ne sont pas au niveau que j’avais espéré, même si ce n’est pas catastrophique », a dit M. Kouyaté qui a relevé que les sujets abordés « étaient assez difficiles ». Le plus important, pour lui, est qu’une autre date a été fixée pour le débat sur les Etats-Unis.

« Cette fois-ci, c’est au niveau des chefs d’Etat que les discussions vont se faire. Un Comité de chefs d’Etat a été désigné et il viendra en juillet nous proposer non seulement la structure, mais aussi le calendrier de mise en œuvre », a-t-il fait observer.

Outre Jean Ping, deux autres candidats étaient en lice pour le poste de président de la Commission de l’UA. Il s’agit du Sierra léonais Abdulai Osman Conteh, juge en chef de Belize, en Amérique du Sud et de la Zambienne Inonge Mbikusita Lewanika, ambassadrice de son pays aux Etats-Unis.

M. Ping bénéficiait notamment du soutien de la quasi-totalité des blocs régionaux. Outre l’Afrique du Centre, qui a présenté sa candidature, il avait recueilli l’appui des pays de l’Afrique de l’Ouest et de ceux de l’Afrique de l’Est.

Même l’Afrique du Nord, qui semblait hésitante, a finalement porté son choix sur lui et seule l’Afrique australe, notamment l’Afrique du Sud, avait adopté une attitude de franche hostilité par rapport à Jean Ping.

Ayant constaté que son candidat, Dr Ali Triki, était forclos pour avoir déposé sa candidature en retard, la Libye a porté finalement son choix sur Jean Ping.

Lors de l’ouverture de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, le président sortant, John Kufuor avait souhaité que les pouvoirs du nouveau président de la Commission de l’UA soient renforcés pour qu’il puisse exercer son autorité sur la Commission.

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