Les première zones américaines du libre échange en Afrique

Les Etats-Unis ont choisi le Maroc et l’Afrique du Sud pour installer leurs premières zones de libre échange en Afrique. Une initiative qui intervient dans le cadre de la Trade promotion authority, la nouvelle loi américaine laissant le président Bush libre de négocier des accords commerciaux internationaux.

Les premières zones de libre échange entre les Etats-unis et l’Afrique seront marocaine et sud-africaine. En vertu de la Trade promotion authority (TPA), la nouvelle loi adoptée par les législateurs américains accordant au président George W. Bush toutes latitudes pour négocier de futurs accords commerciaux internationaux, la Maison Blanche pose les jalons de sa nouvelle politique de développement.

 » Avec la TPA, nous allons initier de nouvelles négociations pour des accords de libre échange avec l’Amérique centrale et le Maroc (…) Nous sommes à même de considérer de pareils accords avec d’autres nations telles que l’Australie et l’Afrique du Sud « , déclarait le représentant au commerce américain Robert B. Zoellick, le 1er août dernier, jour de la ratification de la loi par le sénat. Pour le Maroc, la TPA permettra, selon Zoellick  » de soutenir les réformes économiques et politiques lancées par le Royaume « . Le royaume chérifien qui ne figurait même pas sur la liste 2002 des 35 pays africains bénéficiaires de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa) et de ses avantages tarifaires commerciaux avec les Etats-Unis, tiens sa revanche.

Une ancienne loi réactivée

La TPA n’est pas nouvelle. Depuis Gerald Ford en 1974, tous les présidents américains en ont bénéficié jusqu’en 1994, date à laquelle le Congrès avait refusé de reconduire l’accord pour l’administration Clinton. Anciennement connu sous le nom Fast-track, la TPA simplifie les procédures en matière de négociations commerciales internationales en en octroyant l’autorité au chef de l’Etat. La nouvelle TPA a été votée pour cinq ans. Cinq ans pendant lesquels, le Congrès ne pourra pas invalider, une fois votés, les accords conclus par le premier magistrat du pays.

 » De bons emplois dépendent d’un commerce étendu. Vendre sur d’autres marchés crée de nouveaux emplois « , expliquait le président Bush au Congrès à propos de la TPA L’objectif affiché est de relancer la prospérité américaine en assurant aux exportations nationales de meilleurs débouchés. Sur les 190 accords commerciaux préférentiels signés à travers le monde, seuls trois sont étasuniens. Un retard qui entend bien être comblé.

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