Les pays de Méditerranée occidentale réunis à Lisbonne


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Drapeau du Portugal
Drapeau du Portugal

Objectif de cette rencontre qui réunira les ministres des Affaires étrangères des deux rives de la Mare Nostrum : faire avancer des dossiers de coopération en panne pour cause de crise au Proche Orient.

Les ministres des Affaires étrangères des dix nations de la rive Nord et Sud de la Méditerranée occidentale se réunissent, jeudi, à Lisbonne, pour relancer le processus euro-méditerranéen.

Intitulé  » Conférence ministérielle du processus de Coopération de la Méditerranée occidentale – dialogue 5+5 « , ce sommet tentera sans aucun doute de faire progresser sur un ensemble de projets restés en souffrance à Marseille pour cause de crise au Proche-Orient.

Réunis à la demande de Lisbonne, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la France, Malte et les pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA- Maroc, Algérie, Tunisie, Mauritanie, Libye) se refusent toutefois à créer une structure de coopération nouvelle.  » Notre cadre de référence privilégié en Méditerranée est maintenant le processus de Barcelone (partenariat lancé en 1994, entre l’Union et les pays de l’espace méditerranéen, en vue de créer une vaste zone de libre échange – Ndlr) « , a prévenu le ministre des Affaires étrangères français, Hubert Védrine.

Problématiques communes

Ajoutant :  » Nous envisageons le  » 5+5  » comme un exercice de dialogue politique informel sur des thèmes et des problématiques communs aux dix pays, comme la stabilité en Méditerranée occidentale, l’intégration maghrébine qui doit être encouragée (…). A côté du processus euro-méditerranéen, il y a place certainement pour une relation de proximité particulière avec les pays du Maghreb « .

La réactivation de ce partenariat, en sommeil depuis Barcelone, laisse pourtant deviner l’impatience des pays méditerranéens les plus impliqués, que l’échec du sommet de Marseille a laissés sur leur faim. Une sorte d’avant-garde. Information démentie au ministère des Affaires étrangères.  » L’idée est plutôt d’instaurer un cadre privilégié de relations et de faire avancer de façon pragmatique des coopérations sous-régionales « , nuance une source proche du dossier.

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