Les NTI, facteur de croissance au Maroc

Les différents forums et colloques débattant de l’avenir des nouvelles technologies au Maroc prouvent que les NTI sont à l’honneur dans le Royaume. Un Royaume qui espère beaucoup de ce secteur d’activité.

Fin novembre, la ville de Casablanca a accueilli les  » Journées Internet  » organisées par Info Magazine, puis s’est tenu à Rabat un colloque intitulé  » Le Maroc dans la nouvelle économie  » initié par l’association Ribat Al Fath (Rabat-l’ouverture). Et c’est bien d’ouverture dont il s’agit en ce moment au Maroc. Une ouverture totale aux NTI (Nouvelles Technologies de l’Information).

En effet, les nouvelles technologies apportent au Maroc l’espoir d’une croissance accrûe et d’une économie en pleine expansion. André Azoulay – conseiller du roi Mohammed VI -, intervenu à Rabat lors du colloque et cité par Maroc-Hebdo, avance même des chiffres impressionnants :  » Dans certaines conditions, ce secteur très porteur peut générer au Maroc quelques 4 milliards de dollars de chiffre d’affaires et faire passer le nombre d’emplois de 10 000 actuellement à 80 000 d’ici l’an 2004.  »

Des conditions particulières

Mais il y a évidemment des  » conditions  » pour que ce secteur s’épanouisse sur le sol marocain : un accès plus important et plus facile aux infrastructures de télécommunication, la présence d’un climat de confiance pour les utilisateurs et les consommateurs, une législation claire et la mise en oeuvre d’actions gouvernementales pour favoriser le commerce électronique.

Pour l’heure, l’ancien immeuble de la douane à Rabat s’apprête à accueillir un espace tout entier dévoué aux nouvelles technologies. Mais beaucoup de mystère entoure cet édifice qui a déjà coûté très cher : les journalistes de Maroc-Hebdo n’ont pas pu passer la porte et le journal semble sceptique quant à une possible mise en service à la date prévue, en avril 2001.