Les non-dits de la visite de Joachim Gauck en Tunisie

Le Président tunisien Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce lundi au palais présidentiel à Carthage, son homologue allemand, Joachim Gauck, en visite officielle en Tunisie. Quel est le but de cette visite ?

Lors d’une conférence de presse conjointe, le président de la République fédérale d’Allemagne, Joachim Gauck, est revenu sur son entretien avec Béji Caïd Essebsi, affirmant que sa visite en Tunisie n’est pas uniquement une visite amicale, mais aussi une expression directe de soutien et de respect envers la Tunisie pour les pas géants qu’elle a accomplis sur le chemin de la démocratie. « Je tiens, spécialement, à exprimer mon respect envers la société civile tunisienne. De par notre expérience en Allemagne, je reconnais le rôle important que peut jouer une société civile forte », a-t-il indiqué.

Béji Caïd Essebsi a sollicité, pour sa part, le soutien de l’Allemagne à la Tunisie lors du prochain sommet du G7 prévu en juin prochain à Berlin. Il a attiré l’attention de son homologue, sur le fait que la Tunisie n’ait pas encore bénéficié de l’aide promise, depuis 2011, par le G8 au profit des pays du printemps arabe. Le G8 avait décidé d’attribuer une aide de près de 25 milliards de dollars au profit de ces pays.

Il a souligné que la réussite de la transition démocratique nécessite l’éradication du terrorisme et le rétablissement de la sécurité, ainsi que le changement de la situation économique qui nécessite des investissements étrangers.

Joachim Gauk a, quant à lui, lancé un appel aux pays européens pour venir en aide à la Tunisie dans sa lutte antiterroriste et la protection de ses frontières avec la Libye.

Par ailleurs, Caïd Essebsi a réaffirmé la volonté commune de la Tunisie et de l’Allemagne d’impulser davantage la coopération bilatérale qui suit, depuis la révolution, une courbe ascendante.

Le Président tunisien a indiqué que son pays est résolument engagé à aller de l’avant sur la voie de la réforme et de la stabilité économique, malgré les graves développements dans la région et plus particulièrement la crise libyenne qui aurait coûté à la Tunisie, depuis son déclenchement, près de 5,7 milliards de dinars.