Les Marocains traquent les toilettes sales

facukte-des-lettres-et-sciences-humaines-de-Casablanca.jpg

Toilettes bouchées, détritus flottants… tel est le spectacle offert par Bitelma Project, un site lancé en 2010 qui encourage les Marocains à photographier les endroits les plus insalubres. Des volontaires, qui au péril de leur vie, n’hésitent pas à affronter des odeurs nauséabondes pour rapporter la preuve de l’état de saleté de certains lieux d’aisance et pousser les pouvoirs publics et privés à mieux entretenir les toilettes du Royaume.

facukte-des-lettres-et-sciences-humaines-de-Casablanca.jpgRépertorier les toilettes sales dans les restaurants, les cafés, les facultés… Une mission à la portée de tous les citoyens marocains. Appareil photo à la main, ces James Bond des temps modernes multiplient les clichés des WC les plus négligés du Royaume. Leur but : faire tomber les établissements responsables de l’état des toilettes. Sur le site marocain Bitelma Project, les agents doubles mettent en ligne les photographies de ces lieux d’aisance avec le nom et l’adresse du propriétaire de l’endroit. Histoire de retrouver sa trace. Un moyen simple et efficace d’alerter les pouvoirs publics et privés sur l’état des WC marocains. Véritable « reflet du niveau du respect des autres », selon Jojo qui explique que « la révolution vers le développement » passe par des toilettes propres. Au-delà du discours politique, ce site permet aux Marocains de consulter les établissements pour éviter les mauvaises surprises lors de sorties entre amis ou en tête à tête.

dans-le-train.jpgEt les gagnants sont…

Les deux dernières photographies mises en ligne sur le site sont époustouflantes de saleté. Il s’agit des toilettes de la faculté des lettres et des sciences humaines de Casablanca et du train qui fait la liaison entre Casa Voyageurs (la plus grande station du train du pays) et l’aéroport Mohamed V (le plus grand aéroport du pays). Les deux WC rivalisent d’immondices : toilettes bouchées, objets flottants non identifiés… Suite à la publication de ces images, les commentaires et les « beurk » de dégout s’enchainent. Bienvenue dans l’univers merveilleux des toilettes publiques.