Les Malgaches toujours dans l’attente des résultats de la présidentielle

Pour le moment il est toujours impossible de connaitre les première tendances officielles des résultats du premier tour de la présidentielle qui s’est tenue vendredi. Si les observateurs affirment que le scrutin est « libre » et « équitable », ils dénoncent également de nombreux couacs dans son organisation.

Les Malgaches vont encore devoir s’armer de patience. Les résultats du premier tour de la présidentielle qui s’est tenue vendredi se font toujours attendre. Pour le moment rien ne filtre. Impossible à l’heure actuelle de connaitre les premières tendances officielles du scrutin. Pour l’heure, les observateurs de l’Union européenne ont jugé le premier tour du scrutin « libre », « transparent » et « crédible ». La mission d’observation de l’UE a également tenu à féliciter « le peuple malgache pour ces élections qui se sont déroulées dans le calme », saluant le « déroulement pacifique de la campagne et de la journée électorale ».

« Seuls 7,8 millions de citoyens ont été enregistrés »

Toutefois, les observateurs européens ont également relevé de nombreux couacs dans l’organisation du scrutin. Par exemple « un pourcentage non négligeable de Malgaches ne figurent pas sur la liste électorale », a relevé la chef de la mission de l’observation de l’UE. « Seuls 7,8 millions de citoyens ont été enregistrés alors que le pays compte 22 millions d’habitants, et l’ensemble de l’électorat potentiel n’a pas été enregistré », a-t-elle ajouté. De même, la mission européenne a aussi noté « un certain nombre de lacunes sur le financement des partis », affirmant qu’il « est souhaitable d’avoir une législation qui permette la transparence et la traçabilité des fonds dont disposent les candidats pour faire campagne ».

Mais de nombreux Malgaches s’interrogent toujours sur la lenteur de la publication des résultats. La mission de l’UE a tenté de les rassurer, affirmant que « ce qui est important, c’est que les résultats qui sortent soient vraiment vérifiés. On ne doit presser personne. Plus important que la vitesse, c’est la précision des résultats ». Cette élection est censée sortir la Grande île de la crise dans laquelle elle est angluée depuis le renversement de Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina en mars 2009. Selon le dernier rapport de la banque mondiale, près de 92% de Malgaches vivent en dessous du seuil de pauvreté. Soit neuf habitants sur dix. Aujourd’hui à Madagascar il y a quatre fois plus de pauvres qu’en 1960.