Les Gnaoua font danser Mogador

Le Festival Gnaoua d’Essaouira incarne une volonté de fusion et de métissage musicaux. La cinquième édition n’échappe pas à la règle, comptant des musiciens du monde entier. Pour ceux qui ne connaissent pas encore l’événement, direction le site officiel.

Cette année encore, les cris des mouettes survolant la baie d’Essaouira se mêlent aux rythmes gnaoua. Avec le Festival Gnaoua, organisé du 26 au 29 juin, l’ancienne Mogador se laisse envoûter par la mystique de ces descendants d’esclaves d’Afrique noire. La manifestation, créée en 1998, poursuit l’objectif qu’elle s’était donné au départ : être un laboratoire de fusions musicales. Elle s’ouvre ainsi rituellement aux influences jazz, pop, rock ou world music.

Cette année, Kéziah Jones, Paulo Fresu, le groupe berbère Oudaden, les gitans du Radjahstan de la formation Musafir ou encore Paco Sery viennent se frotter aux gnaoua pur son.  » C’est un festival véritablement populaire, comme on en voit peu. Pour moi, la musique gnaoua, c’est le gospel marocain. Le jazz, la musique brésilienne, tout s’intègre avec les gnaoua alors qu’on ne le soupçonnait pas. Je reviendrai !  » s’enthousiasmait ainsi le chanteur algérien Cheb Mami lors de son passage il y a deux ans. Même allégresse du côté de Amazigh Khateb de Gnawa Diffusion (Algérie) à la sortie d’un concert :  » C’était vraiment puissant. Toute une ville investie par les Gnaoua et leurs rythmes, joués jusque dans les rues par des gamins « .

Maroc universel

Sur le site du festival, vous retrouvez le programme et une photothèque intéressante avec de magnifiques photos live. La vidéothèque en revanche n’est pas encore au point mais vous pourrez vous rattraper avec les fonds d’écran proposés. Vous y glanerez tous les détails pratiques (il est encore temps de s’envoler pour le Maroc…) et y trouverez la philosophie du festival.

 » Ce festival est un concept de développement « , expliquent les organisateurs.  » Il fait tomber les barrières sociales, contribue à la préservation des traditions et du patrimoine ainsi qu’au développement économique, il valorise le statut de l’artiste et démontre à quel point le Maroc est universel.  » Plus de 200 000 personnes ont assisté à l’édition 2002, contre 20 000 en 1998. Si le Maroc est universel, la musique l’est aussi.

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