Les droits de nombreux Africains bafoués en 2007, selon Amnesty

Il y a eu un développement positif au cours de l’année 2007 en Afrique, mais les droits de nombreux Africains ont été bafoués, a déclaré dans un entretien avec la PANA Erwin van der Borgth, le directeur du programme Afrique d’Amnesty International (AI) à l’occasion du lancement, mercredi, du rapport 2008 de l’organisation.

« A l’occasion du lancement de ce rapport, qu’on a voulu accentuer avec le 60ème anniversaire des droits de l’homme, on appelle tous les dirigeants et gouvernements africains, comme ceux des autres pays, à s’engager de nouveau à mettre en oeuvre des améliorations concrètes pour leurs populations », a affirmé Erwin van der Borght.

Bien que le système de défense des droits de la personne se soit étoffé à travers le continent avec la mise en place d’institutions et l’adoption de différents traités, il y a un fossé entre la situation actuelle et les engagements pris en 1948, a estimé le directeur du programme Afrique d’AI.

Erwin van der Borght appelle les dirigeants africains à s’engager sur les principes de la déclaration universelle des droits de l’homme afin qu’ils soient une réalité pour leurs populations et la société civile à davantage lutter pour réclamer le respect des droits des citoyens.

Parmi les violations qui touchent les Africains, l’organisation cite les droits économiques et sociaux, les conflits armés internes accompagnés d’homicides et d’actes de torture, y compris de viols.

Par ailleurs, le rapport ajoute que sur le continent africain, « dans certains pays, nulle forme de dissidence n’était tolérée. Dans de nombreux autres, la liberté d’expression était restreinte et les défenseurs des droits fondamentaux étaient en butte à des manoeuvres d’intimidation et de harcèlement ».

Les femmes africaines ont été en 2007, selon AI, victimes de discrimination généralisée et d’atteintes systématiques à leurs droits fondamentaux, alors que les auteurs d’atteintes aux droits de la personne humaine jouissent de l’impunité.

L’organisation internationale conclut que le respect des droits fondamentaux de la personne, exigé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, demeure loin d’être une réalité pour tous les Africains.