Les dirigeants algériens condamnent fermement le terrorisme islamique

Le premier ministre de l’Algérie, Ahmed Ouyahia, a réagi, dimanche 5 mars, à l’attentat de la veille qui a touché la ville de Tamanrasset, dans l’extrême sud du pays. En marge de l’ouverture de la session de printemps de l’Assemblée nationale, il a appelé à « l’éradication » du terrorisme islamique. Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont également condamné cet attentat.

C’est pourtant rare que les responsables politiques en Algérie réagissent aux attaques terroristes dans leur pays. Ce dimanche, le Premier ministre algérien a adressé un message clair, « la lutte contre le terrorisme se poursuivra jusqu’à son éradication » a-t-il déclaré, voulant ainsi incarner la fermeté face au terrorisme. Les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont également condamné l’attentat à la voiture piégé qui a eu lieu samedi 3 mars, à Tamanrasset.

Le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, insiste ensuite, « que l’appellation du groupe terroriste soit « Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) », « Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) » ou autre », leur éradication est pour lui inéluctable.

Première attaque dans cette région

Les réactions se multiplient, donc, après cet attentat à la voiture piégée, perpétré samedi, à l’encontre d’une brigade de gendarmerie à Tamanrasset, à 2 000 km au sud d’Alger. C’est la première attaque qui se produit dans cette ville de l’extrême sud du pays. L’attentat n’a pas fait de mort mais 23 personnes ont été blessées parmi lesquels 15 gendarmes en poste, 5 éléments de la protection civile et trois personnes qui étaient de passage au moment de la déflagration.

Cette cible est symbolique car le siège de la gendarmerie est un des endroits les plus protégés dans cette région particulièrement sécurisée. Tamanrasset abrite, de plus, le Centre d’État major opérationnel conjoint (CEMOC). Cette institution est chargée de coordonner la lutte antiterroriste entre les différents pays du Sahel. Bien que n’ayant pas été visé, les terroristes ont montré qu’ils pouvaient mettre en défaut le dispositif sécuritaire algérien, alors même qu’Alger a déjà remis en cause, dans le passé, l’efficacité de la lutte antiterroriste chez ses voisins, indique RFI.

L’attentat a été revendiqué, au Mali, par le Mouvement unicité et jihad en Afrique de l’ouest (Mujao). Ce groupe est apparu au grand jour en décembre 2011 en revendiquant l’enlèvement de trois Européens dans l’ouest de l’Algérie. « Le terrorisme est un acte criminel condamnable, quelle que soit l’appellation de la partie ayant perpétré cet acte criminel à Tamanrasset », persiste Ahmed Ouyahia.

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