Les bonnes affaires du marchand de sable

Au Maroc, le marché du sable est en pleine expansion. Une étude menée pour le compte de la société Dragage des ports (Drapor) révèle une forte demande et prédit une croissance annuelle de 7 %.

Au royaume chérifien, le sable ne fait pas que le bonheur des touristes, il est aussi une marchandise qui rapporte gros. Ces dernières années, l’essor du secteur du bâtiment et des travaux publics en a fait un bien de consommation courante. Inégalement reparti entre le négoce (86 %) et l’industrie (14 %), le sable fait l’objet d’une forte demande. Les 10 millions de m3 qui constituent la production marocaine actuelle ne satisfont qu’une partie de la demande.

Ces chiffres, qui traduisent le dynamisme de ce nouveau marché, sont repris d’une étude sectorielle et marketing effectuée pour le compte de la société Dragage des ports (Drapor), auprès des professionnels de la cimenterie. Ce document fort fourni en informations, renseigne également sur la réglementation en vigueur, les principaux points d’approvisionnement et la politique de protection de l’environnement.

Importants aménagements douaniers

Jusqu’à l’année dernière, le marché du sable était essentiellement alimenté par les sables et les dunes du littoral. Une situation qui ne pouvait perdurer car cette importante activité provoque l’arasement du cordon dunaire et à terme entraînerait une perturbation irréversible des terres agricoles de l’arrière- pays. Pour protéger l’environnement, il a été recommandé l’utilisation du sable de dragage. Produit de substitution, le sable de dragage est  » une alternative plausible aussi bien sur le plan qualité que sur le plan prix de revient « , précise l’étude de la Drapor.

Au delà des préoccupations écologiques, l’envol du marché de sable au Maroc est une conjugaison des mesures incitatives de l’Etat et de l’amélioration du niveau de vie. D’importants aménagements douaniers ont été faits, le marché bénéficie aussi d’une faible concurrence et d’un secteur informel inexistant. Chez Mohamed VI, quand le sable va, tout va.