Les artisans rois de Ouaga

Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) ouvre ses portes le 27 octobre, pour sa septième édition. Il accueille, jusqu’au 5 novembre, artisans et visiteurs de tous horizons.

Le 27 octobre à 9 heures GMT, s’est déroulé à Ouagadougou, sous le regard du président de la république Blaise Compaoré, l’inauguration du septième Salon international de l’artisanat (SIAO). Ce dernier rassemble des professionnels de l’artisanat de 25 pays africains, soit 1000 exposants, et fermera ses portes le 5 novembre. Durant la matinée, il accueille les professionnels, et le soir il s’ouvre au grand public.

Le SIAO est une structure d’état chargée de la promotion de l’artisanat africain. Il est né d’une initiative commune de l’Office national du commerce extérieur (ONAC) et de la Chambre de Commerce d’Industrie et d’Artisanat. Cette promotion de l’Artisanat local a pour souci de réduire le déficit de la balance commerciale. Parallèlement, Michel Congo, journaliste au quotidien 24 heures, explique que  » la ville cherche à développer ce secteur, en construisant des zones réservées à l’artisanat « .

Ce salon se tient tous les deux ans, depuis février 1988. L’idée a germé dans l’esprit de l’ONAC et de la Chambre de Commerce à la suite d’un exposition-vente qui s’est tenue à Ouagadougou en 1984. Lors de cette dernière, les autorités ont constaté l’intérêt des Burkinabés pour l’artisanat africain.

Le SIAO a bien-sûr pour but de favoriser l’essor et la diffusion de l’artisanat africain, mais il est aussi le lieu d’une concertation sur les divers problèmes que rencontre ce secteur économique. Le salon organise également divers ateliers, dont un permettra aux artisans de s’exercer à l’utilisation et à la maîtrise du commerce électronique.

Journée continue pour les travailleurs

Michel Congo rapporte que  » le SIAO est une manifestation à ne pas manquer, c’est une grande fête populaire. Ce salon a pris une telle ampleur que les Services Publics donnent aux travailleurs des journées continues, c’est à dire que les gens arrêtent de travailler à 16 heures pour pouvoir se rendre sur place « .

Il ajoute que  » les visiteurs payent 250 francs CFA à l’entrée du salon, pour accéder à trois pavillons. Il faut débourser 500 francs supplémentaires pour pénétrer dans le pavillon de l’exportation ou dans celui de la créativité « . Durant les derniers jours, le salon est bondé, car  » les artisans ne veulent pas repartir avec leurs objets sous le bras et cassent les prix « .