Les agriculteurs maliens bénéficient d’une bonne année

La production de céréales et l’élevage augmenteront pour la prochaine campagne. Seul le coton,  » l’or blanc  » du Mali, pourrait connaître des difficultés pour cause de… trop bonne récolte.

Quelle que soit l’époque ou la latitude, les agriculteurs sont confrontés au même éternel dilemme : si la récolte est mauvaise, on n’a rien à vendre. Si la récolte est bonne, les prix baissent… Ce bonheur impossible, c’est celui qu’expérimentent cette année les producteurs maliens de coton. L’or blanc, qui assure 80 % des recettes d’exportation du pays, s’est déprécié en raison d’une récolte trop abondante.

En revanche, l’abondance exceptionnelle des réserves en eau a été accueillie dans la joie par les producteurs de céréales, dont la récolte a progressé de 15 %. L’élevage n’est pas en reste, avec une progression du cheptel allant de 1 % pour les porcins à 12 % pour les chameaux. Des ânes aux bovins en passant par les moutons, les chèvres et les chevaux, toutes les espèces élevées par les paysans maliens ont progressé. Selon Ahmed El Madani Diallo, le ministre du développement rural, cette croissance s’explique notamment par la progression de la vaccination du cheptel et de l’insémination artificielle.

Le Mali se reboise

Le gouvernement du Mali va poursuivre son effort en vue de créer plusieurs centaines de nouvelles associations villageoises. Celles-ci permettent de diffuser la connaissance des bonnes pratiques de culture et l’achat en commun de matériel agricole moderne.

La production d’arbres s’est enfin accrue notablement cette année, dans le cadre de l’opération  » s’équiper en reboisant  » qui permet aux agriculteurs d’acheter à meilleur prix leurs engrais et autres matériels à condition de planter des arbres supplémentaires.