Les 7 Parnassiens : écran total sur l’Afrique

Le cinéma parisien a décidé de mettre une de ses salles à l’heure africaine. Pour le plus grand bonheur des cinéphiles.

Sur l’écran noir de vos nuits blanches, les grands noms du cinéma africain défileront désormais dans l’une des salles obscures des  » 7 Parnassiens  » à Paris. Ce cinéma de quartier coincé entre un Gaumont flambant neuf et deux UGC puissants, a fait les belles heures du quartier Montparnasse pour les spectateurs en quête de qualité. Et même s’il ne se trouve pas au coeur du Quartier Latin – centre névralgique du cinéma d’art et d’essai – son credo est bel et bien l’ouverture au monde et le partage.

Voilà pourquoi sa dernière initiative enchante, mais ne surprend pas – ou peu. Aux  » 7 Parnassiens  » donc, une salle sera réservée à l’année au cinéma africain. Un cinéma qui peine encore à se faire connaître en France, et n’arrive pas à intégrer les circuits de distribution classiques. Qu’à cela ne tienne : le cinéma parisien a décidé de s’allier avec une société de distribution – Hevadis – pour faciliter la procédure.

Voyage initiatique

La programmation vous sortira de l’ordinaire. Le premier film projeté, Pièces d’identité, est l’oeuvre du congolais Mweze Ngangura. Il date de 1998, et a été lauréat du Fespaco 99*. Il sera suivi de Sankofa de Haile Gerima. Né en 1946 en Ethiopie, le réalisateur-scénariste-producteur travaille depuis 1972 dans le cinéma et a huit films à son actif. Il a réalisé Sankofa en 1993, et son dernier film, Adwa, est un documentaire sorti en 1999.

Enfin, vous pourrez découvrir les deux derniers films de Djibril Diop Mambéty, né au Sénégal en 1945 et mort à Paris en 1998 : La petite vendeuse de soleil (1999) et Le Franc (1994). De quoi faire vivre et revivre le cinéma africain et ses ténors…

* Festival Panafricain de Cinéma de Ouagadougou