Le web qui fait tomber la pluie

Les Instituts de recherches africains et européens se mettent en réseau, via la Toile, pour faire avancer les connaissances climatiques. Un espoir pour toute une génération de chercheurs.

Les questions climatiques sont prégnantes en Afrique. Pour s’assurer une maîtrise concertée des aléas météorologiques, plusieurs observatoires d’Afrique subsaharienne, soutenus tant par Bruxelles, la banque mondiale et deux universités européennes, ont créé un système d’information multimédia pour l’environnement disponible sur Internet.

Le Web integrated system for environment and development (Wise-dev-Sim), dédié à cinq observatoires basés au Sénégal, Cameroun, Côte d’Ivoire, Burkina-Faso et au Mali, fête ses trois ans. Objectif : accélérer et ouvrir la diffusion des informations et faire émerger en Afrique une compétences alliant informatique et études climatiques.

L’architecture du projet est concentrée sur le Web. Pourquoi ? Car il s’agit du meilleur système d’information permettant la mise en réseau des données et un accès à l’information adaptées aux différents acteurs, tout en préservant l’autonomie des structures.

En outre, l’utilisation de la toile génère un système malléable. Il peut s’adapter facilement a mesure que les nouvelles informations arrivent et que se précisent les types d’utilisation possibles.

Wide-Dev-Sim permet de développer la coopération entre équipes internationales ou nationales chargées de projets de recherche et d’environnement sur le continent noir.

Chacun dans son coin

Il fait le lien entre ces dernières et les structures de recherche ainsi que les sociétés spécialisées dans l’informatique ou les traitements statistiques. Cette coopération  » serrée  » entre instituts européens et africains crée une transmission naturelle des nouvelles technologies de l’information.

Jadis  » chacun travaillait dans son coin « , aujourd’hui des thèmes de recherches nouveaux apparaissent. Les moyens et les efforts sont  » mutualisés « . Autrement dit : réunis en fonction des projets qui émergent.

La preuve : dans des domaines aussi variés que le traitement statistique, le traitement des images, la gestion des bases de données, la représentation des connaissances, les réseaux, les associations de données, la modélisation, ainsi que des diverses disciplines environnementales (halieutique, biologie, hydrologie, etc…), seulement 20 chercheurs, aidés de dix thésards africains sont nécessaires pour mener les recherches à bien.