Le Tchad se déclare disposé au dialogue avec la Banque mondiale

Réagissant à la décision de la Banque mondiale de suspendre le décaissement des prêts qu’elle lui a alloués, le gouvernement tchadien a demandé samedi, à l’institution de Bretton Woods de « reconsidérer sa position », se déclarant disposé à « poursuivre le dialogue ».

Par Panapress

Vendredi dernier, la Banque mondiale avait décidé de suspendre le décaissement restant des prêts déjà alloués au Tchad qui s’élève à 124 millions de dollars US sur un total de 297 millions de dollars US, en guise de protestation contre la décision de ce pays de supprimer les dispositions sur le « fonds des générations futures » contenues dans la loi portant gestion des revenus pétroliers.

Cette suppression, votée le 29 décembre dernier par l’Assemblée nationale tchadienne, fait en revanche de l’administration du territoire et de la sécurité des secteurs prioritaires, ce qui a suscité l’ire de la Banque mondiale. Les financements consentis par la BM au Tchad concernent des projets de renforcement des capacités dans le secteur pétrolier, la réhabilitation des secteurs d’eau et d’électricité, les transports, l’agriculture et l’appui aux producteurs, l’éducation, la santé, la population et lutte contre le SIDA et le développement local.

Les fondements de la loi ne seraient pas altérés

Tout en déplorant cette décision, le gouvernement tchadien, par la voix de son ministre du Plan et de la Coopération, M. Mahamat Ali Hassan qui a animé une conférence de presse à N’Djamena, a réitéré sa disponibilité à poursuivre le dialogue avec la Banque, s’engageant à prendre « toutes les dispositions nécessaires en vue de résoudre le problème qui pourrait résulter d’une prolongation éventuelle de la décision annoncée par celle-ci ».

M. Ali Hassan a en outre indiqué que les modifications apportées à la loi sur la gestion des revenus pétroliers ne remettent pas en cause les fondements majeurs de cette loi, notamment la garantie d’une utilisation de la plus grande partie des revenus pétroliers pour la réduction de la pauvreté par la consolidation financière des secteurs prioritaires d’une part, et la bonne gouvernance, d’autre part.