Le Sud-Soudan prêt à organiser seul son référendum

Dénonçant les résistances opposées par Khartoum, Le Sud-soudan menace d’organiser seul le referendum d’autodérmination de la province. Le scrutin est prévu le 9 janvier.

Le climat s’alourdit encore un peu plus au Soudan.
Le leader Sud-soudanais Salva Kiir a annoncé son souhait d’organiser seul le référendum d’autodermination de la province. Il l’a déclaré devant une délégation du Conseil de sécurité en visite à Juba. « S’il y a un retard politique provoqué par le Parti du congrès national du président Omar Al Bachir, alors le Sud aura l’obligation d’organiser son propre référendum », a indiqué Mark Lyall Grant, ambassadeur britannique à l‘ONU, rapportant les propos de Salva Kiir.

Les Sud-Soudanais doivent décider le 9 janvier si leur province deviendra le 54e Etat africain, ou si l’unité avec le nord sera maintenue. Ce référendum doit également déterminer si la région d’Abeyi est rattachée au Nord ou au Sud.

Salva Kiir, favorable à la sécession, dénonce la lenteur de Khartoum quand à l‘organisation du scrutin. Il avait déclaré le 2 octobre travailler « pour un divorce pacifique ».

Alors même qu’aucune décision relative à la délimitation de la frontière et à la répartition des revenus du pétrole n’a été arrêtée, beaucoup redoutent que les problèmes liés à l’organisation du vote exacerbent les tensions entre le Nord et le Sud-Soudan. Perdre cette région riche en or noir serait un coup dur pour le régime de Khartoum.

Après plusieurs décennies de guerre civile, un accord a été signé en 2005 entre le gouvernement de Khartoum et la région autonome du Sud.