Le Sénégal réclame 600 000 euros au navire suisse arraisonné pour pêche illégale

Le Sénégal pourrait saisir le navire russe arraisonné pour pêche illégale dans ses eaux et lui réclamer une amende de 400 millions de FCFA (près de 610.000 euros) pour récidive.

Le ministre de la Pêche, Haïdar El-Ali, a affirmé ce dimanche que le Sénégal pourrait saisir le navire russe arraisonné pour pêche illégale dans ses eaux et lui réclamer une amende de 400 millions de FCFA (près de 610.000 euros) pour récidive .

« Le « Oleg Naydenov », ce grand navire de pêche que vous voyez derrière moi, qui fait 120 m de long (…) a pêché frauduleusement, sans aucune autorisation, dans les côtes sénégalaises (…). Il est actuellement entre les mains du gouvernement sénégalais, sous la surveillance à la fois de la Marine nationale et de la gendarmerie nationale ». Ces propos sont tenus par Haïdar El-Ali, lors d’une visite au quai de la Marine à Dakar où le bateau est arrivé dans la nuit de samedi à dimanche.

« Malheureusement pour nous, la sanction maximum que nous pouvons lui infliger, c’est la saisie de l’engin de pêche, la saisie de la cargaison et une amende maximum de 200 millions de FCFA (près de 305 000 euros). En cas de récidive et le « Oleg Naydenov » est en multi-récidive (…), nous allons lui mettre un maximum de charges. Parce qu’en cas de récidive, nous pouvons doubler cette amende, nous allons la porter à 400 millions de FCFA (610 000 euros), a affirmé El-Ali qui pousuit en indiquant que « le Sénégal a également la possibilité d’amener cette affaire en justice parce qu’il y a eu refus d’obtempérer de la part du commandant du bateau lors de l’opération d’arraisonnement par la Marine, cela ne fait qu’aggraver leur situation. (…) Ce sont des bandits et nous allons lutter contre ces bandits ».

Selon l’AFP, lors de la visite du ministre, des militaires en armes étaient visibles sur le bateau et autour. D’après des médias russes, le navire avait à son bord environ 80 personnes – une soixantaine de Russes, une vingtaine de Bissau-Guinéens.