Le projet Nerica, Nouveau Riz pour l’Afrique, a un impact positif

Le projet de variétés du Nouveau riz pour l’Afrique (Nerica) financé par la Banque africaine de développement (Bad), qui a pour objectif d’accroître la production de cette denrée dans sept pays d’Afrique de l’Ouest, a un impact positif sur les agriculteurs.

e projet, d’un montant d’environ 35 millions de dollars, a été lancé en 2005 mais n’est opérationnel que depuis 2006 au Bénin, au Ghana, en Guinée, au Mali, au Nigeria, en Sierra Leone et en Gambie.

« Nous sommes désormais en mesure d’envoyer presque tous nos enfants à l’école », a déclaré Oumar Bojang, le Secrétaire général de l’Association des producteurs du Jambur en Gambie, cité par le communiqué.

Selon M. Bojang, 180 femmes et 20 hommes de son association ont réalisé des bénéfices appréciables en 2006 et ont été en mesure d’ouvrir un compte bancaire pour la première fois.

Un autre riziculteur, Bakary Togola du Mali, aurait déclaré avoir fait un bénéfice de 124.000 dollars l’année dernière.

Ce riziculteur a également pu accroître ses terres arables de quatre hectares en 2004 à 60 hectares en 2006 et cette année son exploitation a atteint plus de 80 hectares.

« Au Bénin, un autre pays pilote pour ce projet, une étude d’évaluation de l’impact mené par l’ADRAO et ses partenaires, portant sur 24 villages, a démontré les impacts positifs de l’adoption du Nerica sur les conditions de vie des producteurs.

« De meilleures récoltes avec plus de rendements ont fait gagner plus d’argent aux producteurs du Nerica, leur permettant ainsi de pouvoir prendre en charge les frais de scolarité de leurs enfants, leurs soins médicaux et d’avoir une meilleure alimentation », indique le communiqué, qui ajoute: « avec l’augmentation des revenus des riziculteurs, le taux de fréquentation scolaire a augmenté de 06 pour cent et les familles de producteurs ont pu consacrer 20 dollars de plus aux frais de scolarité de chaque enfant et 12 dollars de plus aux frais médicaux pour chaque enfant malade ».

Le projet vise à impliquer environ 33 familles de producteurs dans le cadre d’approches participatives pour accélérer la diffusion du Nerica.

Plusieurs nouvelles variétés prometteuses, dont de nouvelles variétés du Nerica, ont été sélectionnées par les producteurs utilisant les approches participatives.

En Guinée, où environ 83.000 hectares sont consacrés à la culture du Nerica, environ 940 ménages de producteurs ont pris une part active à la sélection de variétés de riz améliorées en 2006.

La facture annuelle d’importation de riz de ces pays devrait baisser d’environ 100 millions de dollars.

Ce projet est coordonné par l’Initiative africaine sur le riz (Ari), abritée par le Centre du riz pour l’Afrique (Adrao) et soutenue par plusieurs partenaires et bailleurs de fonds, dont la Fondation Rockfeller, l’Agence de coopération internationale du Japon (Jica) et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Lire aussi :

Un riz miracle met l’eau à la bouche

Le Nérica à Conakry