Le président kenyan appelle à traiter l’Afrique avec respect

Uhuru Kenyatta, actuel président du Kenya, a adressé un message poignant à la communauté internationale lors du second forum diplomatique organisé par le Corps diplomatique en Ouganda ce samedi 19 novembre 2016. Il exige de la communauté internationale qu’elle respecte les décisions prises par les Etats africains.

Le président kenyan, Uhuru Kenyatta, s’est adressé à la communauté internationale dans un discours tenu à Kampala dans la capitale ougandaise ce samedi 19 novembre. Le président du Kenya a notamment demandé aux pays africains qu’ils exigent un traitement équitable au moment de discuter avec d’autres pays du monde sur l’ordre mondial injuste et illégitime.

Dans son discours, le président insiste sur la nécessité que la communauté internationale accepte l’idée que les pays africains ont tous les droits d’exercer leur souveraineté en rejetant les décisions qui n’arrangent plus le continent. Pour le président kenyan, la coopération entre l’Afrique et le reste du monde doit se faire d’égal à égal.

« Le respect mutuel est ce que nous cherchons »

Il a notamment déclaré : « je ne peux pas imaginer rencontrer un Africain qui n’a pas reconnu que la Grande-Bretagne avait le droit de sortir de l’Union Européenne. Mais si les Africains tentent d’exercer leur volonté souveraine, on élève un barrage de voix leur disant qu’ils ne peuvent pas le faire ».

Uhuru Kenyatta poursuit : « même aux yeux de l’ordre international qui nous joue des tours, construit sur nos dos, les Africains ont progressé péniblement. Pour nos partenaires qui se trouvent partout à travers le monde, que les choses soient claires : nous sommes des partenaires. Le respect mutuel est ce que nous cherchons ».

Dans son discours, le président kenyan a aussi demandé aux pays africains d’ouvrir leurs frontières, de rester connectés avec le reste du monde, d’augmenter les accords commerciaux, d’encourager l’innovation et de promouvoir le savoir-faire africain dans leur approche collaborative vers une concurrence avec le reste du monde qui portera ses fruits.

« Le Kenya n’acceptera pas d’être le bouc émissaire »

Il ajoute: « au moment où nous cherchons à exploiter nos potentiels au maximum, nous aurons besoin de conduire l’agenda panafricain comme une énorme vague idéologique qui soulèvera tous les bateaux de la transformation socioéconomique africaine. (…) En conséquence, renforçons les liens de fraternité et de solidarité à travers l’Afrique. En même temps, soyons engagés à ce qui se passe à l’étranger pour nous assurer que notre voix est entendue et nos intérêts sauvegardés ».

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