Le Premier ministre italien appelle à régler le cas de la Libye après celui de l’EI

Le Premier ministre italien Matteo Renzi a appelé à régler le cas de la Libye qui sera la prochaine urgence après l’intervention militaire diplomatique contre l’Etat islamique.

Alors que le monde entier a les yeux rivés sur l’organisation de l’Etat islamique, le Premier ministre italien, Matteo Renzi, lui, pense plutôt à la Libye plongée dans le chaos. Bien qu’il ait apporté, ce jeudi 26 novembre 2015, son soutien à la France et à son offensive diplomatique et militaire contre l’Etat islamique, il a toutefois insisté sur la nécessité de régler la situation en Libye, qui risque, selon lui, de constituer la prochaine urgence.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, en octobre 2011, suite à l’intervention de l’OTAN menée par Nicolas Sarkozy, la Libye est en effet dans un véritable gouffre. L’insécurité règne dans ce pays d’Afrique du Nord face aux groupes armés qui s’y affrontent pour le contrôle des points stratégiques. Le pays, devenu incontrôlable, fait aussi face à un imbroglio politique puisqu’il est doté de deux gouvernements : l’un est reconnu par la communauté internationale et l’autre non. Sans compter que l’Etat islamique y a aussi installé ses bases.

Raison pour laquelle Matteo Renzi estime que parallèlement aux efforts sur la Syrie, « il sera fondamental pour tous de donner priorité absolue à la Libye qui risque d’être la prochaine urgence ». Le président du Conseil italien s’exprimait ainsi lors d’une déclaration aux côtés de François Hollande à l’Elysée.

Le Président français, qui avait appelé de ses vœux la création d’une « grande coalition pour détruire l’Etat islamique », a déjà rencontré, plus tôt cette semaine, le Premier ministre britannique, le Président américain et la Chancelière allemande. Il se rendra à Moscou pour un entretien avec le Président russe ce jeudi après-midi. A la suite des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, le 13 novembre, la France a obtenu le soutien de ses partenaires européens dans sa lutte contre le terrorisme en vertu de l’article 42.7 du traité de Lisbonne.