Le nouveau-né de la retraite marocaine

La retraite marocaine s’enrichit d’un nouveau concept d’épargne. Au centre du  » financial planning « , une relation individuelle entre le conseiller financier et l’épargnant, où les placements sont choisis en fonction d’objectifs particuliers.

Nouveau concept d’épargne du marché marocain, le  » financial planning  » offre une alternative aux systèmes de retraite classiques du pays. Dans une relation individuelle, le conseiller financier définit avec son client la meilleure stratégie pour que ce dernier atteigne ses objectifs formulés.

 » Le système offre une meilleur visibilité pour l’épargnant « , déclare M. Sabah Mohamed Reda, directeur commercial de la Capital gestion financial consulting, la structure mise en place par la Capital Gestion, l’entreprise gestionnaire de fonds promouvant le nouveau système.

Le  » financial planning  » se pose en alternative aux trois autres modes de financement des retraites : la répartition, la capitalisation (un taux de rendement appliqué à l’épargne des fonctionnaires) et les compagnies d’assurance.

 » Le principe de répartition, où les salariés cotisent pour les retraités, est menacé à moyen terme. Avec la diminution progressive des actifs, il ne pourra plus y avoir la même redistribution », explique M. Reda.  » Le système des compagnies d’assurance est quant à lui opaque, le client ne voit pas comment son argent est géré « , poursuit-il.

La mise à plat de la situation financière du client

Le nouveau concept permet à l’épargnant de définir ses besoins pécuniaires pour sa future retraite. Après l’étude précise de sa situation financière, un conseiller lui proposera la meilleure stratégie pour atteindre ses objectifs. Un suivi de chaque dossier intervient de façon semestrielle, pour adapter les orientations en fonction d’éventuels nouveaux paramètres.

La retraite est le produit phare du  » financial planning « . Mais ce nouveau plan d’épargne peut également être utilisé par les particuliers pour financer la scolarité de leurs enfants. Depuis trois mois sur le marché marocain, les responsables n’ont pas souhaité commenter les premiers résultats, attendant pour cela le traditionnel bilan de fin d’année.