Le Niger inflige un cinglant démenti à l’Algérie, le Maroc rit sous cape


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Abdelmadjid Tebboune et Mohammed VI
Le Président Abdelmadjid Tebboune et le roi Mohammed VI

Le Niger a démenti avoir accepté une transition de six mois, comme l’ont annoncé, hier, les autorités algériennes. Un cinglant camouflet administré à l’Algérie et qui excite déjà les Marocains.

Les autorités algériennes et leurs homologues nigériennes ne parlent pas le même langage. Lundi, l’Algérie avait annoncé que les nouveaux dirigeants nigériens avaient accepté une transition de six mois. Ce mardi, la junte militaire au pouvoir au Niger a vite apporté un cinglant démenti aux déclarations d’Alger.

« Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens de l’extérieur a été surpris de relever à travers les réseaux sociaux et certains médias, un communiqué du gouvernement algérien indiquant que le Niger aurait accepté la médiation de l’Algérie qui a proposé aux militaires une transition de six mois », a d’abord campé Niamey.

« La République du Niger rejette lesdites conclusions »

« Au regard de ce qui précède, le gouvernement de la République du Niger rejette lesdites conclusions tout en réitérant sa volonté de préserver les liens d’amitié et de fraternité avec l’Algérie », ont précisé les militaires au pouvoir depuis le 26 juillet. Date à laquelle le Président démocratiquement élu, Mohamed Bazoum, a été évincé par un coup d’État.

Alger s’est très tôt impliquée dans le coup d’État au Niger. Ce, dans le but de rechercher une solution diplomatique à la crise politique. Surtout que la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest menaçait de lancer une offensive militaire. Il était question pour la CEDEAO de rétablir le Président déchu. Tout en appelant à un retour constitutionnel, l’Algérie écartait toute solution militaire.

Tebboune propose une transition de six mois

Par la suite, le Président Abdelmadjid Tebboune proposait une transition de six mois avant un retour des civils au pouvoir. La junte se verra même offrir une allonge de six autres mois, cette fois de la CEDEAO. C’est le Président nigérian, qui dirige l’institution sous-régionale, qui a fait cette annoncé. Sauf que les deux offres n’auront pas reçu de réponse de la part de la junte au pouvoir.

Jusqu’à ce mardi, alors que la junte contredit Alger. « Le gouvernement algérien a reçu, par le canal du ministère nigérien des Affaires étrangères, une acceptation de la médiation algérienne visant à promouvoir une solution politique à la crise du Niger », a indiqué le ministère algérien des Affaires étrangères. L’information, relayée en boucle par la presse algérienne, parle d’un communiqué rendu public, lundi 2 octobre 2023.

Deuxième défaite infligée à l’Algérie ?

Il a même été indiqué que le Président algérien a diligenté son chef de la diplomatie, Ahmed Attaf, au Niger. Le ministre algérien des Affaires étrangères est attendu à Niamey « dans les plus brefs délais pour y entamer des discussions », a précisé la presse algérienne. Des échanges qu’il était censé entreprendre « avec toutes les parties prenantes » à la crise dans au Niger.

Des informations démenties, ce mardi, par les nouvelles autorités de Niamey. Une claque administrée par le Niger au régime algérien, estiment certains Marocains. Ces derniers ont déjà pris d’assaut les réseaux sociaux, qualifiant cet incident de second revers en une semaine. Après l’attribution de l’organisation de la CAN 2025 au Maroc, au détriment de l’Algérie. Quoique le Président Tebboune avait déjà ordonné le retrait de cette candidature.

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Je suis passionné de l’actualité autour des pays d’Afrique du Nord ainsi que leurs relations avec des États de l’Union Européenne.
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