Le maudit, les Kényans et les autres

Cette fois, ce n’est pas une chute, mais un Kényan qui a privé El Guerrouj de sa médaille d’or olympique. Favori du 1500 m, il s’est incliné devant le Kenyan Noah Ngeny. Le Marocain, depuis Atlanta, semble avoir été choisi par « dame malchance »

Ce matin, Noah Ngeny privait le Marocain El Guerrouj de sa médaille d’or olympique rêvée depuis cette chute malheureuse à Atlanta. Ngeny s’est imposé en 3 min 32 sec 07, établissant ainsi un record olympique.

El Guerrouj avait tout pour remporter cette course du 1 500 m : le palmarès, le mental. Tout ce dont pouvait rêver un champion. Le sort, ainsi que la rage du kenyan en ont décidé autrement. Pour Ngeny, cette victoire est une belle revanche contre Hicham El Guerrouj (3 min 32 sec 32) qui l’avait battu à Séville. Notons que le Marocain montera sur un podium du 1 500 m exclusivement africain. Piètre consolation !

Un sacre pour les Kényans

Noah Ngeny et Bernard Lagat, respectivement médaillés d’or et de bronze ont permis au Kenya, avec 6 médailles, d’être la nation africaine la plus récompensée de ses Jeux Olympiques 2000.

Le Kenya s’impose comme l’une des nations phares de l’athlétisme. Ngeny, Lagat avec leurs médailles au 1 500 m, viennent rejoindre leurs compatriotes au sommet du palmarès des médaillés africains : Seroney Koskei, médaille d’or au 3 000 mètres steeple, Wilson Boit Kipketer, médaillé d’argent de la même épreuve, Joyce Chepchumba (médaille de bronze du marathon), et enfin, Paul Tergat, médaille d’argent au 10000, derrière le roi Gebrselassie.

L’Afrique attendait avec impatience les épreuves d’athlétisme, la voilà couverte de médailles.