Le Maroc se prépare à l’euro

Les autorités marocaines ont décidé de régler leurs comptes à l’heure euro. Les Marocains sont invités à échanger leurs devises européennes contre le dirham, la monnaie locale. Toutes les banques participeront à cette opération jusqu’à 31 décembre.

Les Marocains sont invités à sortir de leurs bas de laine leurs économies en devises européennes pour leur reconversion en dirhams. Le gouvernement marocain a lancé une opération visant à convertir les monnaies de l’Euroland. Toutes les banques locales participeront à cette opération jusqu’au 31 décembre de cette année. La banque centrale, Bank Al-Maghrib (BAM), prendra le relais pendant deux mois, jusqu’à la fin février 2002.

La conversion se fera contre le dirham et non contre l’euro. En tant que pays tiers, hors de la zone euro, le royaume chérifien n’est pas intéressé par la conversion des monnaies européennes actuelles contre l’euro. Par ailleurs, la vente des devises de la zone euro continuera jusqu’au 1er janvier 2002, date de la mise en place de la monnaie unique européenne.

Eviter le blanchiment

Les autorités n’ont pas fixé de plafond pour la conversion mais  » il n’est pas impossible que des justificatifs soient demandés pour les sommes importantes afin d’endiguer les tentatives de blanchiment « , explique-t-on à la Bank Al-Maghrib. Et c’est pour répondre aux besoins des touristes et des Marocains résidant à l’étranger que la Banque centrale a décidé de maintenir un dispositif d’acceptation des monnaies de l’Euroland jusqu’au 28 février, date butoir de la suspension du cours légal des devises de la zone euro. Leur cotation sera, en effet, définitivement abandonnée.

Pour ces opérations, seuls les guichets de la Bank Al-Maghrib seront concernés.  » Nous ne vendrons plus ces monnaies à partir du 1er janvier, mais nous les accepterons à l’achat seulement auprès des guichets BAM « , précise un responsable de la banque à notre confrère L’Economiste.

Pour mener à bien ses opérations avec la monnaie, la Banque centrale marocaine recevra un premier approvisionnement de 40 millions d’euros de la part de sa consoeur française.