Le Maroc menacé par une multiplication des catastrophes naturelles

L’ONG allemande Germanwatch prévient que les catastrophes naturelles, notamment les tsunamis, pourraient se multiplier au Maroc, dans les prochaines années.

Dans son dernier rapport sur le climat publié à l’occasion de la COP21 qui se tient à Paris du 30 novembre au 11 décembre, l’ONG allemande Germanwatch a prévenu que les catastrophes naturelles, notamment les tsunamis, pourraient se multiplier dans les prochaines années au Maroc.

Le rapport de Germanwatch souligne que le Maroc se trouve parmi les pays les plus exposés aux catastrophes; risque qui s’est beaucoup accru ces dernières années. Comme le rappelle le Huffington Post, le Maroc a payé un lourd tribut l’année dernière avec la mort de 53 personnes à cause des inondations. Le coût économique est également très important puisqu’il est chiffré à 7 milliards de dirhams rien que pour 2014.

Les inondations les plus meurtrières se sont en effet produites dans le sud-est du pays, en novembre 2014, surtout dans la région de Guelmim qui, à elle seule, a connu la mort de 17 personnes. Ces inondations ont été provoquées par les crues des oueds après des précipitations records. Le Maroc n’est pas non plus à l’abri de tsunamis. La côte ouest de ce pays d’Afrique du Nord reste très vulnérable, notamment la région de Casablanca qui pourrait être très exposée à des tsunamis et des inondations fluviales.

Il a en outre été établi qu’en cas de fortes tempêtes, les dommages peuvent être très importants à Aïn Sebaa, Port, Marina, Avenue Royale, Nouvelle Corniche, El Ank et Sidi Abderrahmane.

De même pour la région de Rabat et plus globalement celle la vallée du Bouregreg, exposée aux risques naturels comme le risque sismique, l’instabilité du sol, les inondations et la submersion marine. La densité urbaine est également un facteur aggravant.