Le Mali lance le SITOUR, son premier salon international du tourisme

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Organisée par le Ministère de l’Artisanat et du Tourisme du Mali, la première édition du Salon international du tourisme de Bamako (SITOUR), se tient ce week-end. Ce salon rassemble les acteurs du tourisme malien, les opérateurs privés et institutionnels des pays d’Afrique de l’Ouest, ainsi que les Tours opérateurs européens et nord-américains qui proposent des destinations subsahariennes à leurs clients. N’Diaye Bah, initiateur de cet événement, a accordé une interview à Afrik.com.

SITOURLogo.jpgExpositions, ateliers, conférences, débats… Le premier salon international du tourisme de Bamako (SITOUR) se tient du 17 au 19 octobre, au Centre International des Conférences de Bamako. L’occasion pour l’Etat malien de donner un nouveau coup de pouce au tourisme, un secteur en pleine expansion dans le pays, en offrant aux professionnels un espace d’échanges et de promotion de leurs produits et activités. Une occasion aussi de présenter aux tours opérateurs occidentaux le potentiel touristique du Mali et de la sous-région. N’Diaye Bah, ministre de l’Artisanat et du Tourisme du Mali, nous précise ses ambitions.

Afrik.com : Pourquoi avez-vous décidé d’organiser le SITOUR ?

N’Diaye Bah :
Depuis 2001, nous participons aux salons internationaux du tourisme de Berlin, de Paris, etc. Il nous fallait créer un événement chez nous. Notre ambition est de faire du tourisme l’un des secteurs les plus porteurs de notre économie. Il nous faut absolument augmenter la part du tourisme dans notre PIB, car nous constatons que nos matières premières sont très sensibles aux fluctuations sur les marchés internationaux. Les visiteurs qui se rendent au Mali viennent d’abord pour la culture. La culture est une valeur stable. Donc, quand on mise sur le tourisme, on mise gagnant.

Afrik.com : Que représente, aujourd’hui, le tourisme dans l’économie malienne ?

N’Diaye Bah :
Nous sommes en train d’élaborer un outil statistique pour calculer la place du tourisme dans notre économie. Mais je peux cependant vous donner quelques chiffres révélateurs. Depuis 2001, le Mali est une destination touristique émergente. En 2001, 94 000 touristes s’y sont rendus ; en 2007, ils étaient 250 000. Notre capacité d’accueil a cru dans le même temps. En 2001, nous avions 216 hôtels ; cette année, ils sont 439. Quant aux emplois directs liés au tourisme, ils sont en forte croissance également. Ils sont plus de 5 500 aujourd’hui. Et il faut savoir qu’un emploi créé dans le secteur en génère trois. Les effets induits sont énormes ! Le tourisme fait travailler le transport, la santé, le secteur agro-industriel…

Afrik.com : Comment avez-vous organisé le SITOUR ?

N’Diaye Bah :
Nous avons d’abord invité tous les professionnels français qui vendent la destination Mali, une quarantaine de tours opérateurs, les offices du tourisme des pays voisins et leurs professionnels. Le salon a été précédé d’un éductour, un voyage pour les professionnels, afin qu’ils connaissent mieux le Mali. Sur place, ils vont découvrir les richesses culturelles du Mali, ses huit régions, participer à des ateliers, des débats – sur le e-tourisme en particulier.

Afrik.com : Pourquoi soulignez-vous l’importance de la délégation française invitée à cet événement ?

N’Diaye Bah :
Parmi les tours opérateurs qui desservent la destination Mali, les Français sont les numéros un. Les Canadiens, les Espagnols et les Italiens sont également présents, mais dans une moindre mesure. Mais nous comptons bien être plus agressifs sur les autres marchés ! Les sites phares du Mali sont Tombouctou, le pays Dogon, Djenné, Gao et Ségou. Nous attendons des tours opérateurs, que nous espérons plus nombreux à l’avenir, qu’ils intéressent les touristes à plus de sites encore.

Afrik.com : Au SITOUR, vous ne faites pas que la promotion du Mali. Vous avez également invité vos voisins, des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso… Pourquoi ?

N’Diaye Bah :
Le Mali est un grand pays carrefour, donc nous travaillons avec nos voisins. Nous voulons créer un circuit inter Etats. Au Mali, le tourisme est culturel, car nous avons une vieille civilisation. D’autres pays proposent un tourisme de loisir, un tourisme balnéaire… Donc nous cherchons à créer une synergie capable de propulser le tourisme d’Afrique de l’Ouest.

Consulter :

 Le site du SITOUR

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