Le Ghana expulse 700 Nigérians pour fraude, prostitution, vol

Dimanche, Kojo Nkrumah, ministre ghanéen de l’Information, a confirmé la taxe commerciale de 1 million de dollars et d’autres réglementations imposées aux commerçants nigérians au Ghana, notant que le Nigeria avait également émis des décrets empêchant les étrangers d’obtenir des emplois que les Nigérians peuvent faire.

Le ministre a déclaré qu’il était étonnant que les lois ghanéennes puissent être qualifiées de scandaleuses, notant qu’il était notoire que le Nigeria avait pris un certain nombre de mesures pour défendre ses intérêts nationaux. Il a cité la fermeture des frontières Seme-Krake, depuis août 2019, dans le cadre des mesures prises par le gouvernement fédéral, qui, selon lui, avaient affecté les pays voisins. M. Nkrumah a accusé les commerçants nigérians au Ghana de violations flagrantes des lois sur le commerce de détail, y compris l’évasion fiscale, les infractions liées à l’immigration et la vente de produits de qualité inférieure.

Kojo Nkrumah a fait cette sortie en réaction à une déclaration du ministre de l’Information et de la Culture, Lai Mohammed, selon laquelle le gouvernement fédéral ne tolérerait plus le harcèlement des Nigérians sur l’ancienne Gold Coast. Dans sa déclaration de vendredi, Mohammed avait énuméré divers actes d’agression contre le Nigeria et ses citoyens par les autorités ghanéennes, notamment la prise de contrôle de certaines propriétés diplomatiques nigérianes, l’expulsion discriminatoire de 825 Nigérians en un an et des peines de prison sévères contre des Nigérians. Mais Nkrumah a déclaré que contrairement aux affirmations de la Culture, Lai Mohammed, selon lesquelles 825 Nigérians avaient été expulsés, entre janvier 2018 et février 2019, seuls 700 Nigérians impliqués dans la fraude, la prostitution et le vol à main armée avaient été expulsés du Ghana.

« La République fédérale (Nigeria), d’un autre côté, a officiellement pris un certain nombre de mesures, ces derniers mois, quant à la poursuite de ses intérêts nationaux, qui ont gravement affecté d’autres pays de la région. Celles-ci incluent la fermeture de la frontière nigériane Seme-Krake d’août 2019 à ce jour et la publication de décrets par la Présidence nigériane empêchant les étrangers d’obtenir des emplois que les Nigérians peuvent faire, pour n’en citer que quelques-uns », a déclaré Nkrumah.

Le ministre a assuré que le Président ghanéen, Nana Akufo-Addo, s’engagerait avec son homologue nigérian, Muhammadu Buhari, et développerait un cadre pour valider les allégations de mauvais traitements des citoyens de l’un ou l’autre pays et s’assurer qu’ils jouissent de plein exercice de leurs droits dans le respect de la souveraineté et des lois des deux pays. Nkrumah a déclaré que l’affirmation de son homologue sur la saisie présumée de la propriété de la Mission nigériane située au n°10, Barnes Road, Accra, était inexacte, notant que le terrain avait été acquis par le Nigeria à un citoyen privé, Thomas Hardy, le 23 octobre 1959.

Le ministre a expliqué que le bail commercial sur le terrain a expiré, il y a 46 ans, sans aucune preuve de renouvellement par le haut-commissariat du Nigeria au Ghana. Concernant les prélèvements sur les permis de séjour, y compris les 120 dollars pour le test Covid-19 imposés par les autorités, Nkrumah a déclaré que cela s’appliquait à tous les étrangers et pas seulement aux Nigérians.

S’exprimant sur la fermeture de plus de 1000 magasins appartenant à des Nigérians pour non-paiement de la taxe commerciale de 1 million de dollars, le ministre de l’Information a été on ne peut plus clair : « Les exercices de conformité menés sur les marchés sélectionnés ont révélé des violations flagrantes des lois et règlements du commerce de détail par des Ghanéens et des étrangers, y compris les Nigérians. Ces violations comprenaient l’évasion fiscale, les infractions liées à l’immigration, le commerce de produits de qualité inférieure, la violation de la loi du Ghana Investment Promotion Center, l’enregistrement inapproprié des entreprises, le sous-paiement des permis d’exploitation des entreprises, la falsification de documents, entre autres ».