Le Ghana et le Nigeria lavent leur linge sale en famille

Le Président Akufo-Addo reçoit Femi Gbajabiamila

Le président de la République du Ghana, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, est d’avis que l’idée d’une législation visant à promouvoir un Conseil des affaires Ghana-Nigeria, chargé de superviser les questions de commerce et d’investissement entre les deux pays est en retard. Selon lui, ce sont les événements qui produisent des institutions, et que le moment est venu de le faire.

La sortie du Président Akufo-Addo intervient après que le président de la Chambre des représentants de la République fédérale du Nigeria, Femi Gbajabiamila, a appelé au règlement du différend commercial entre le Ghana et le Nigeria par l’arbitrage et une procédure judiciaire équitable. Il a appelé les autorités ghanéennes à revoir la composante de la loi sur le Centre de promotion des investissements du Ghana (GIPC) qui exige un capital d’1 million de dollars, pour que les entreprises puissent démarrer, affirmant qu’en tant que pays africain, dans ce domaine, le Ghana devraient encourager la fraternité.

Il a proposé qu’il y ait « d’abord, un règlement à l’amiable des différends commerciaux par le biais de l’arbitrage et de procédures judiciaires équitables ». Répondant à ses préoccupations, M. Akufo-Addo a rassuré : « J’étais alarmé parce que, si c’étaient les sentiments et les attitudes du gouvernement fédéral du Nigeria, alors nous étions dans un problème vraiment grave ». « J’ai pensé qu’il valait mieux parler à M. le Président (Muhammadu Buhari) dès que possible, ce que j’ai fait. Puis j’ai été informé par le président [du Parlement du Ghana] qu’il avait adopté une ligne de conduite indépendante en la matière en s’adressant à vous [le Président du Parlement nigérian] et vous invitant à venir au Ghana pour parler des problèmes qui ont émergé ».

Le Président Akufo-Addo a également félicité le président Femi Gbajabiamila d’avoir accepté l’invitation qui lui avait été adressée. Il a indiqué que le résultat de la rencontre entre les Présidents ghanéen et nigérian était la voie à suivre. « L’idée d’une législation visant à promouvoir un Conseil des affaires Ghana-Nigeria, qui aura la surveillance des questions de commerce et d’investissement entre nos deux pays, est attendue depuis longtemps. Ce sont les événements qui produisent des institutions, et le moment est venu de le faire », a-t-il déclaré.

« Ce sera également une bonne idée de mettre en place un comité ministériel conjoint pour les ministres des deux côtés, qui serait chargé de gérer les problèmes entre le Ghana et le Nigeria, et de rendre compte aux deux chefs d’Etat, à tout moment lorsque des problèmes surviennent, et comment ils devraient être résolus », a-t-il ajouté.