Le Gabon veut réintégrer l’EITI

Le ministère gabonais de l’Economie organise, depuis ce mardi, et ce
jusqu’à mercredi, un atelier à Libreville, en vue d’explorer les voies
et moyens pouvant faciliter le retour du Gabon au sein de la grande
famille de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives.

A Libreville,

L’atelier national de réflexion sur le retour du Gabon à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (EITI) a démarré, ce mardi, à Libreville. L’objectif de cet atelier selon, le ministre gabonais de l’Economie, Régis Immongault, est de permettre à toutes les parties prenantes de discuter sur les modalités pratiques du retour du Gabon à l’EITI, conformément aux instructions du président de la République, Ali Bongo Ondimba, soucieux de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance.

« L’examen des conditions du retour du Gabon à l’EITI n’est pas un exercice anodin. Il s’agit bien au contraire d’une responsabilité importante, car il vous revient de déterminer la démarche et les mécanismes solides, qui permettront à notre pays de revenir dans la grande famille de l’EITI, et d’y demeurer de façon définitive. Cette démarche et ses mécanismes doivent être déterminés de façon consensuelle et partagée. Ils doivent être validés par tous afin que les obstacles rencontrés par le passé ne se dressent plus devant nous à l’avenir », a déclaré le ministre de l’Economie, à l’ouverture des
travaux de l’atelier, s’adressant aux participants.

Rappelons que le Gabon a été suspendu, en 2013, de l’EITI à la suite de certains dysfonctionnements entre le groupe d’intérêt EITI, structure
qui gère cette initiative au Gabon, et le secrétariat international de
l’EITI.

La nouvelle norme EITI dite « norme de Sydney » donne l’obligation aux
pays membres de publier tous les contrats miniers et pétroliers, de certifier leurs comptes par des structures indépendantes et de mettre
en place des structures locales de gestion de l’EITI selon des standards bien établis. Le Gabon est-il prêt à satisfaire à ces obligations ? Nous le saurons au cours des prochains mois.

De nombreux organismes de la société civile, notamment « Publiez ce que vous payez », « Croissance Saine Environnement », les représentants des sociétés extractives et des partenaires au développement tels que la BAD et le PNUD, les cadres de l’administration publique gabonaise et les représentants des corps
diplomatiques prennent part à cet atelier.