Le FIFO fait briller les yeux de Tahiti

Le 3ème Festival International du Film documentaire de l’Océanie a ouvert ses portes mardi 24 janvier 2006 dans une atmosphère d’ouverture et de curiosité mutuelles.

La cérémonie d’ouverture, plaçant d’emblée le Festival sous la haut patronage du Président de la Polynésie française, Monsieur Oscar Temaru, réunissait le Président du FIFO, Walles Kotra, par ailleurs Directeur général délégué de France Ô, et le Président du jury, M. Hervé Bourges, par ailleurs Président de l’Union internationale de la Presse Francophone.

Parmi les membres du jury présents, on notait en particulier Michèle Cotta, Présidente d’ABSat, de Stéphane Martin, Directeur du Musée des Arts Premiers du Quai Branly, Octave Togna, Directeur du Centre culturel Jean-Marie Tjibaou à Nouméa, d’Yves Corbel, Directeur général adjoint du Secrétariat de la Communauté du Pacifique. Mais aussi de Rodha Roberts, Directrice du Festival international d’art indigène « The Dreaming » en Australie, de Marie-Hélène Villierme, Photographe tahitienne, de Tapuarii Laughlin, célèbre auteur composituer interprète tahitien, de Guy de la Chevalerie, Adjoint au Secrétaire Permanent pour le Pacifique. Et enfin de Jeff Benhamza, producteur et réalisateur, Président de l’Association tahitienne des Producteurs audiovisuels, et d’Olivier Zegna Rata, Directeur des Relations extérieures du Groupe CANAL+.

Plus d’une centaine de documentaires entrer en compétition

Hervé Bourges et Wallès Kotra trouvèrent les mots justes pour dire l’importance croissante d’un Festival qui, pour sa troisième édition, a vu plus d’une centaine de documentaires entrer en compétition, et qui focalise désormais l’attention de toute l’Océanie, de la Nouvelle Calédonie jusqu’à l’Océanie en passant par la Polynésie et la Micronésie.

Pour Hervé Bourges, le FIFO fait de Tahiti « le coeur du Pacifique », et permet à ce coeur d’irriguer en images exceptionnelles le reste du monde. C’est ainsi que les documentaires primés au FIFO 2005 ont été vus depuis sur plusieurs grandes chaînes internationales, et projetés en outre au CNC, à Paris.

Il en sera de même, n’en doutons pas, des lauréats de cette année, tant la sélection est intéressante : documentaires historiques qui ouvrent des perspectives nouvelles sur l’histoire des différents archipels au fil des derniers siècles, documentaire ethnologiques qui permettent de porter à la connaissance du plus grand nombre des usages ou des traditions méconnus, documentaires animaliers qui entraînent leurs spectateurs dans le sillage des grands requins des atolls océaniens…

Un lieu de découverte, de rencontres et de dialogue

Concluant l’ouverture, le ministre polynésien de la Culture et de la Communication, Tauhiti Nena, avec brio, intelligence, attention, marqua l’implication croisssante des autorités locales dans le FIFO, qui devient un lieu d’apprentissage pour les élèves, un lieu de découverte pour les habitants de Papeete, un lieu de formation pour les étudiants de l’Université de Polynésie, un lieu de rencontres et de dialogue entre les professionnels de tout le Pacifique, et d’Europe. Une nouvelle fois, Tauhiti Nena faisait la preuve de sa capacité à captiver et à séduire un auditoire difficile. Sans doute parce que l’on ne convainc bien que si l’on est convaincu soi-même. Et qu’il a vraiment de grandes ambitions pour le Festival International du Film documentaire de l’Océanie !

A juste titre, puisque dès la fin de la première journée, Hervé Bourges estimait que la richesse de la sélection « permettra cette année encore de faire sortir de la production présentée cette année à Papeete plusieurs perles que les télévisions du monde entier s’arracheront ». Acceptons-en l’augure!