Le Festival de Cannes dans l’objectif de Marcello Nlele

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Le photographe d’origine angolaise, Marcello Nlele, a présenté mardi son album photo, Caprice de Stars, une compilation d’images inédites de célébrités présentes au Festival de Cannes cette dernière décennie. Sur les marches, après les soirées ou encore lors des fameux photos-calls, Marcello Nlele a capté avec son objectif des stars libérées de leur image.

Les clichés de Marcello Nlele son inattendus, comme pour faire écho à ces Caprice de stars dont il a baptisé son album de souvenirs du Festival de Cannes dévoilé hier à Paris. Le meilleur de dix ans d’images des étoiles du Septième art. Et tout y est, de la montée des marches à la remise des palmes en passant par les photos-calls, les soirées au Majestic Barrière et surtout les images « off ». Point commun de tous ces clichés : leur caractère insolite et spontané. « J’ai choisi des photos non posées ». Et Les souvenirs se bousculent. Entre autres, « je pense à Maradona à qui Emir Kusturica a consacré un film (Maradona par Kusturica, 2008) présenté à Cannes. C’était la fin du photo-call, il avait son ballon sur la tête et je l’ai interpellé en espagnol. Il est alors venu vers moi et j’ai pris ce cliché incroyable. Je suis le seul à l’avoir fait. » L’ancien international et ancien sélectionneur de l’équipe argentine est au plus près de l’objectif du photographe, seul un ballon doré les sépare. Autres souvenirs tout aussi marquants : ceux de « l’acteur américain Samuel L. Jackson levant les yeux au ciel sur les marches » ou de l’actuel ministre français de la Culture Frédéric Mitterrand « qui se lâche » au Majestic.

Sans chichis

Né en Angola, il y a une quarantaine d’années – l’homme est coquet-, Marcello Nlele réside en France depuis 1989. Il s’est essayé à tous les genres photographiques, « sauf le reportage de guerre », précise-t-il. Son intérêt pour le cinéma l’a conduit au Festival de Cannes, pour la première fois en 2001. « J’aime le cinéma et j’aime photographier les stars », confie-t-il. Depuis, il arpente régulièrement la Croisette et semble être le seul photographe d’origine africaine à le faire. De fait, il constitue une identité remarquable avec sa silhouette fine et sa peau ébène au bas des marches du Palais des Festivals. « L’ambiance cannoise est particulière, explique-t-il. D’abord, c’est difficile de se faire accréditer et puis on n’arrête pas de travailler entre les présentations officielles et les soirées. On se couche à 6h du matin pour se réveiller quelques heures plus tard. Mais c’est tout cela qui fait que le Festival de Cannes est si sympathique ». C’est à la fois cette légèreté et la singularité de cette ambiance cannoise, façon cour de récré, que Marcello Nlele transmet avec justesse au travers ces portraits de stars.

 Caprice de Stars par Marcello Nlele

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