Le drame de l’émigration clandestine à la une à Nouakchott

Le drame des nombreux candidats à l’émigration clandestine en Europe portés disparus suite au naufrage de leurs embarcations de fortune au large des côtes mauritaniennes, du Sahara et des Iles Canaries et les nouvelles
mesures prises par les autorités de Nouakchott pour enrayer le phénomène ont occupé une large place dans les colonnes des journaux parus en Mauritanie cette semaine.

Commentant la nouvelle stratégie adoptée par le gouvernement de Nouakchott pour enrayer la spirale de l’émigration clandestine, le quotidien privé « Nouakchott-Info », dans son édition du lundi 13 mars, affiche la manchette: « Mauritanie, transit dorénavant
interdit ».

Ce journal rapporte que le président du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD) et chef de l’Etat de Mauritanie, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, a « promis jeudi dernier lors d’un entretien téléphonique avec Miguel Angel Moratinos, chef de la diplomatie espagnole, de contribuer au renforcement de la lutte contre l’immigration clandestine ».

Cela explique la batterie de mesures prises par le gouvernement mauritanien, indique « Nouakchott-Info ».

Le quotidien « Authentique » du lundi 13 mars aborde le même sujet à la une sous le titre « Immigration clandestine: alerte en Mauritanie ».

« Pas un jour ne passe sans que les gardes-côtes et les équipes de secours ne recueillent des dizaines de corps sans vie, des rescapés sous le choc et des hommes éprouvés, au bord de la folie », poursuit le même journal, ajoutant que « l’Eldorado européen attire de plus en plus les désespérés du Sud ».

L’hebdomadaire « Le Calame » du mercredi 15 mars renchérit: « immigration clandestine: casse-tête pour Nouakchott ».

Ce journal fait remarquer que « rien n’arrête les candidats, même pas la mort ». Un entêtement qui pousse le même journal à douter de l’efficacité des mesures sécuritaires prises par Nouakchott pour enrayer le phénomène.

« Le Calame » fait également remarquer que cette rage de partir est « le résultat de la misère économique, sociale et morale dans laquelle vivent ces jeunes Africains totalement désespérés à cause de l’absence de toute perspective de promotion dans leurs pays respectifs ».

Le quotidien gouvernemental « Horizon », quant à lui, se contente d’exposer la nouvelle stratégie de lutte telle que déclinée par le ministre de l’Intérieur à l’occasion de son déplacement dans la ville portuaire de Nouadhibou (470 kilomètres au Nord de Nouakchott) qui sert de cadre au drame des clandestins.

Commentant la même visite, l’hebdomadaire « Eveil » du 14 mars souligne que: « le ministre de l’Intérieur est monté en première ligne dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, phénomène qui a pris une tournure dramatique au cours des dernières semaines ».