Le désert trouve son oasis à la Fondation Cartier

A l’occasion de l’exposition le Désert, la Fondation Cartier organise avec le CNRS une série de dix-sept conférences. Cette semaine, la climatologue Marie-Françoise Courel s’exprimait sur le thème de la désertification.

Dessin sur photos. Copyright R. Depardon / T. Lamazou. Fondation Cartier Ph. A. Morin.

Ceux qui ne connaissent pas encore la Fondation Cartier, à Paris, peuvent la découvrir à l’occasion de l’exposition le Désert, qui s’y tient jusqu’au 5 novembre. Construit en 1994, le bâtiment qui abrite la Fondation est un merveilleux mélange de verre et de végétal. Derrière une haute baie vitrée, s’étend un jardin féerique qui vous transporte à mille lieu de la capitale. Peu de choses à voir avec le désert, à première vue, pourtant…

La Fondation offre de magnifiques images de dunes et de touaregs, ainsi qu’un cycle de dix-sept conférences, organisé en collaboration avec le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS). Ces dernières se tiennent dans les locaux de la Fondation, et ce jusqu’au 27 octobre.

Mardi 3 octobre, la climatologue Marie-Françoise Courel était de visite à la Fondation pour donner une conférence sur la désertification. Directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes et chercheuse au CNRS, Mme Courel a présenté les divers acteurs responsables de ce phénomène.

Sahara en fleurs

Ce dernier est étudié depuis les années 70. Il touche majoritairement l’Afrique, mais également les pays méditerranéens tels que l’Espagne, la Turquie, la Grèce… En 1975, une hypothèse selon laquelle le Sahara serait le fruit de la présence humaine, a fait le tour du monde. La conférencière réfute cette théorie et démontre que les variations climatiques naturelles sont pour beaucoup dans l’avancée du désert.

Des périodes de sécheresse et d’humidité se sont succédé sur le territoire, faisant varier les limites du Sahara. Aujourd’hui dans une période sèche, le Sahara était, il y a de cela 8 000 ans, couvert de lacs et d’une flore luxuriante, et peuplé d’une riche faune.

Si le vaste désert ne doit pas son existence à l’homme, celui-ci a tout de même contribué à son extension, surtout au cours de ce siècle. La croissance démographique et les déforestations barbares sont les premières causes de l’évolution climatique planétaire, qui participe à l’étendue du désert.