Le coronavirus : un nouveau risque pour les musulmans d’Afrique

Le coronavirus a fait une nouvelle victime ce dimanche, en Arabie Saoudite. La malade de 81 ans est la 18e personne à décéder des suites de sa contamination dans le royaume. Le bilan inquiète à la vieille du pèlerinage rituelle à la Mecque. Des milliers de musulmans sont attendus dont nombreux sont d’origine africaine. Le grand continent encore peu préparé à ce nouveau virus se voit exposé à un nouveau risque : celui de la pandémie.

La menace du coronavirus plane sur la tête des pèlerins musulmans. On compte depuis ce dimanche une nouvelle victime de la maladie, une femme de 81 ans, décédée des suites de sa contamination dans le royaume saoudien. La péninsule arabique est très exposée au virus. Sur 44 cas de contamination du coronavirus, près de 18 personnes ont succombé en Arabie Saoudite. Pourtant, le royaume s’apprête à recevoir des milliers de pèlerins. Une très forte population africaine est de confession musulmane et se voit susceptible de réaliser le pèlerinage. Face à cette affluence d’arrivants étrangers, une nouvelle difficulté se pose : comment prévenir tout risque de contamination et éviter son risque de propagation ?

L’Arabie Saoudite : une terre attractive pour les musulmans, une nouvelle menace pour l’Afrique

Le continent africain concentre une forte population musulmane avoisinant les 275 412 000 personnes. Cette communauté est localisée essentiellement dans l’Afrique du Nord, dans l’Afrique de l’Ouest ainsi que dans une partie de l’Afrique centrale (Tchad).

Le pèlerinage est un rite propre à la religion musulmane. Chaque année, c’est environ 3 millions de musulmans qui sont attendus sur la terre de pèlerinage qu’est La Mecque, en Arabie Saoudite. Cependant, depuis que le « coronavirus » a fait son apparition, un vrai risque subsiste. Un tel rassemblement est propice à la propagation de la maladie et la mutation du virus. Bien que l’état d’alerte ne soit pas déclaré le risque est omniprésent. Le 10 mai dernier, au retour du pèlerinage à La Mecque, un ressortissant tunisien a succombé à sa contamination. La victime a par ailleurs contaminé deux membres de sa famille qui par chance ont été traités suffisamment tôt pour garder un état stationnaire. Il est donc clair que le risque de propagation du virus sur le continent africain n’est pas à négliger et que des précautions sont à prendre.

Le coronavirus, une maladie encore méconnue

La nouvelle souche de coronavirus identifiée en 2012 est plus virulente que celles qui lui ont précédé. Elle provoque des infections respiratoires sévères pouvant conduire à la mort du contaminé. Il est encore difficile d’établir une prévention ou même de déceler la maladie car elle est encore peu connue. Le virus se transmet d’homme à homme par voie aérienne. La menace est pour l’heure difficile à gérer. Les campagnes de préventions en Afrique se font encore rares concernant la maladie. Cependant, certaines règles sanitaires sont communiquées aux voyageurs.

Le risque de propagation du coronavirus en Afrique est réel. Des milliers de musulmans d’origine africaine sont attendus pour le prochain pèlerinage à la Mecque, qui débutera en septembre prochain. Et les autorités sanitaires veilleront au mieux pour éviter tout risque de pandémie.