Le Conseil suprême pour les sports en Afrique est en panne

Le Conseil suprême pour les sports en Afrique ne fait plus recette. Le Conseil, dont la vocation est de promouvoir le sport sur le continent, cherche à réunir des fonds. Pour ce faire, des matches amicaux vont être organisés.

Nigeria, Niger, Burkina Faso, Bénin, Togo, Ghana, Côte-d’Ivoire et Liberia… Ces pays font partie de la zone 3 du Conseil suprême pour les sports en Afrique. Tous sont concernés par l’appel lancé par ce même Conseil en vue de récolter des fonds, dont dépend sa survie. En effet, cette branche de l’Organisation de l’Union africaine (OUA), créée en 1965 à Brazzaville, est en perte de vitesse.

Les beaux idéaux du Conseil – soutenir toute initiative de développement du sport sur le continent, propager le respect de l’idéal olympique, consolider la compréhension mutuelle des pays africains par la pratique du sport ou encore combattre toute forme de discrimination dans le sport – sont balayés par ses problèmes financiers.

Des matches pour lever des fonds

Le secrétaire général de la zone 3, Komlan Abalo, insiste sur le fait que seul le Nigeria s’acquitte régulièrement de ses cotisations annuelles. Les autres pays retardent au maximum ce paiement, ce qui déstabilise la gestion du Conseil.

Regrettant que les pays de la zone 3 ne soient pas conscients du potentiel de leurs joueurs nationaux, toutes disciplines confondues, il espère organiser prochainement une série de matches amicaux de football, basketball, handball et des combats de boxe, afin de lever des fonds. Pour cela, il faut encore que les pays concernés acceptent la proposition. Pour l’instant, pas de dates à l’horizon et les équipes participantes ne sont pas encore connues.