Le Congo Brazzaville relance son secteur pétrolier

Le Congo Brazzaville s’apprête à lancer des appels d’offres pour cinq blocs pétroliers maritimes. Une première depuis 2009. Dans le même temps, il a entrepris de réformer son code pétrolier. Une étape cruciale pour un pays qui entend s’appuyer sur le secteur des hydrocarbures pour accélérer la diversification de sa structure économique.

L’information est parue cette semaine dans Jeune Afrique. « Après avoir annoncé la mise en jeu de huit blocs de l’offshore profond lors de l’Africa Oil Week, en octobre au Cap, Jean-Marc Thystère Tchicaya, le ministre des Hydrocarbures, s’apprête à lancer des appels d’offres sur cinq blocs onshore situés dans le département de la Cuvette », révèle l’hebdomadaire panafricain.

Cette annonce intervient à un moment où une réforme majeure du code pétrolier a été initiée par les autorités congolaises. Le texte est actuellement en examen devant le Parlement. Concrètement, il ambitionne de faire de la SNPC, la Société Nationale des Pétroles du Congo, le pivot de l’amont pétrolier congolais. Désormais, c’est cette compagnie nationale qui détiendra les permis relatifs aux nouveaux blocs. Les compagnies étrangères, elles, auront un statut de « partenaires » via des prises de participations.

L’enjeu de cette réforme est double : outre le fait de moderniser le cadre d’investissement dans ce secteur, il s’agit de donner des marges de manœuvre accrues au Congo dans les prises de décisions stratégiques et à maximiser les retombées financières pour le pays afin de lui permettre de développer d’autres pans de son économie.

Dans un contexte de cours déprimés, le Congo entend en effet accélérer le processus de diversification économique qu’il a initié depuis plusieurs années afin de rendre son économie et sa croissance moins dépendantes du secteur des hydrocarbures, soumis à une forte variation des cours. Le pays mise pour cela en particulier sur le développement de l’industrie légère, des transports, des services et de l’économie verte. L’attrait renouvelé que le pays exerce auprès d’investisseurs issus d’horizons divers (Union européenne, mais également Chine, Brésil, Turquie, Afrique du Sud, etc.) devrait sans doute l’aider à atteindre son objectif.